Bloc boxe combat gants gant boxing gloves in ring

Crédit : Photo Adobe Stock

Boxe

Plusieurs embûches se dressent devant la boxe

Publié | Mis à jour

L’Ultimate Fighting Championship (UFC) a repris ses activités il y a une dizaine de jours. Pendant ce temps, les promoteurs de boxe seront en pause jusqu’en juin dans le meilleur des scénarios. Est-ce que les arts martiaux mixtes ont pris une longueur d’avance sur la boxe ? C’est un faux débat.

On ne parle pas du même sport et de la même clientèle. On ne peut pas comparer les façons de faire du patron de l’UFC Dana White avec celles des promoteurs de boxe comme Eddie Hearn, Bob Arum ou Oscar De La Hoya.

Le premier est ambitieux et il n’a jamais eu peur de prendre des risques. Malgré la pandémie aux États-Unis, il a sauté sur la première occasion pour présenter trois galas en huit jours à Jacksonville. Et il l’a fait sans porter de masque une seule minute.

Arum, Hearn et De La Hoya sont plus modérés dans leur approche. Ils ont de généreux contrats de télévision en poche et ils attendent seulement le moment pour remonter en selle. Top Rank le fera à compter du 9 juin avec son premier mini-gala à Las Vegas. L’objectif est de présenter deux galas par semaine durant l’été.

En temps de pandémie, la logistique entourant la présentation d’un gala est de la haute voltige. Les organisateurs doivent penser au respect des mesures sanitaires dans toutes leurs procédures. Ils doivent surtout avoir assez de tests de dépistage de la COVID-19.

Embûche importante

Pour le moment, l’accès aux États-Unis est limité aux services essentiels. C’est la réalité dans laquelle se retrouvent plusieurs boxeurs québécois à l’heure actuelle.

Artur Beterbiev, Jean Pascal, Oscar Rivas, Eleider Alvarez, Arslanbek Makhmudov, Marie-Ève Dicaire, David Lemieux, Erik Bazinyan, Junior Ulysse et Steven Butler sont tous dans le même bateau. Ils ne peuvent pas se rendre au sud de la frontière pour participer à un combat.

Ils ont reçu une mauvaise nouvelle, mardi. Le gouvernement fédéral vient de repousser la réouverture des frontières au 21 juin. L’équivalent d’un bon coup dans les côtes.

Casse-tête québécois

Au Québec, c’est le calme plat. La Régie est toujours en mode «réflexion et solution».

En coulisses, c’est une autre histoire. Le promoteur Camille Estephan travaille d’arrache-pied pour présenter un gala à huis clos durant la saison estivale à l’extérieur de la région de Montréal. Il a même fait appel à un lobbyiste pour que ses intérêts soient représentés à Québec.

De son côté, le responsable des sports de combat Michel Hamelin étudie les scénarios possibles depuis déjà quelques semaines. Il observe les procédures qui pourraient être mises en place au Québec.

Hamelin aura bientôt plusieurs morceaux de casse-tête entre les mains. Il devra les placer au bon endroit afin d’assurer la sécurité de tous les intervenants. Pas une mince tâche.

Rien ne bougera sans l’aval de la santé publique. Ce n’est pas une priorité pour ses dirigeants. Les personnes du milieu de la boxe doivent se croiser les doigts pour que leur sport soit inclus dans les deux prochaines phases de déconfinement sportif.

Camp version COVID-19

Le camp d’un boxeur est de huit semaines. Tous les pugilistes ont gardé la forme depuis le 12 mars.

Par contre, on est loin d’une intensité comparable à celle démontrée lorsqu’ils s’entraînent au gymnase. L’entraîneur Marc Ramsay va amorcer la remise en forme de ses 14 boxeurs à compter de la semaine prochaine. Il organisera des sessions légères dans un parc.

Le degré de difficulté augmentera à mesure que les semaines vont défiler. Pour le moment, s’ils peuvent se déplacer aux États-Unis, Eleider Alvarez et Marie-Ève Dicaire sont les deux athlètes qui sont en bonne posture pour se battre cet été.

D’autres boxeurs pourraient s’ajouter à cette courte liste dès que les promoteurs auront le feu vert. Et ça, on va souhaiter que ça arrive rapidement.