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Jean-Sébastien Giguère, un champion grâce à Bryzgalov?

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Jean-Sébastien Giguère croit que c’est grâce à l’excellent travail de son adjoint Ilya Bryzgalov en 2006 qu’il a été en mesure de remporter la coupe Stanley avec les Ducks d’Anaheim en 2007.

Pourtant, Giguère a bien failli perdre son poste de partant lorsqu’il s’est blessé et que Bryzgalov a brillamment pris sa relève en séries éliminatoires en 2006. Ce dernier a en effet réalisé trois jeux blancs et maintenu un taux d’efficacité de ,944 en 11 parties.

Mais le Québécois assure que les bonnes performances du Russe l’ont forcé à réfléchir lors de l’été qui a suivi.

«En 2006, de le voir faire ça, ça m’a frappé fort dans mon ego, a-t-il dit mardi lors de la baladodiffusion "Hockey Central" du réseau Sportsnet. Alors quand l’été est arrivé en 2006, lorsque j’avais en quelque sorte perdu mon travail à la faveur de "Bryz" dans ces séries, ça m’a vraiment atteint. Je me suis ensuite assuré que j’allais me reconcentrer sur ce que je pouvais faire pour aider l’équipe et remettre ma carrière sur les rails.»

Celui qui avait remporté le trophée Conn-Smythe en 2003 malgré la défaite de ses Mighty Ducks a ainsi repris l’ascendant lors de la saison 2006-2007. Et malgré une absence lors de la fin de la campagne et du début des éliminatoires en raison de l’état de santé de son fils naissant, il a été en mesure de mener les siens à la coupe Stanley.

«J’ai eu une très bonne saison [en 2006-2007]. Je crois que ça s’est bien passé. Je sentais que nous avions une équipe – après l’échange pour Chris Pronger – pour gagner la coupe et dans mon esprit, il n’y avait aucune chance que je redonne le poste à "Bryz"», a-t-il fait valoir.

Malgré tout, Giguère assure avoir maintenu une excellente relation avec son second. Il n’a pas hésité à faire valoir l’importance de celui-ci dans le succès des Ducks à l’époque.

«Bryzgalov a eu un gros rôle lors de ces deux saisons, a-t-il concédé. Je pense que c’est très important d’avoir deux gardiens qui peuvent jouer et élever leur jeu quand c’est nécessaire. En même temps, avoir "Bryz" à mes côtés m’a toujours poussé à vouloir devenir meilleur. Je savais que si je ne faisais pas le travail, il était prêt pour prendre la relève. Il était un gardien si formidable et athlétique.»