Sénateurs vs Canadiens

Crédit : Martin Chevalier / JdeM

LNH

«Les joueurs ont besoin qu’on leur parle»

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Après une carrière de 22 ans sur les patinoires de la Ligue nationale de hockey (LNH), Mark Recchi est maintenant entraîneur adjoint avec les Penguins de Pittsburgh. Bien placé pour suivre l’évolution du sport, il croit que les instructeurs ont dû s’adapter aux jeunes joueurs.

Ayant lui-même été dirigé par l’intransigeant Ken Hitchcock autant au niveau junior avec les Blazers de Kamloops qu’avec les Flyers de Philadelphie, Recchi a avancé que les joueurs n’étaient plus aussi réceptifs aux méthodes anciennes et n’acceptaient plus de se faire crier contre.

«C’est différent que par le passé, a-t-il dit récemment lors d’un entretien avec la baladodiffusion "Hockey Central" du réseau Sportsnet. Je ne pense pas que les joueurs réagissent aussi bien [au style de Ken Hitchcock] que nous le faisions. Je crois que les joueurs ont besoin qu’on leur parle. On peut leur crier des trucs de temps en temps, mais si tu le fais tout le temps, le message ne passe plus et les joueurs se lassent.»

«L’époque est différente. La communication est si importante aujourd'hui. Il faut être honnête avec les joueurs. Il faut travailler avec eux et leur parler. Et parfois, ça met votre patience à l’épreuve», a-t-il admis.

Adhésion nécessaire

Recchi a connu beaucoup de succès au cours de sa carrière, comme le démontrent ses trois conquêtes de la coupe Stanley. Vingt ans séparent d’ailleurs sa première avec les Penguins de Pittsburgh, en 1991, et sa dernière avec les Bruins de Boston, en 2011. Il a également soulevé le trophée en 2006 avec les Hurricanes de la Caroline.

L’ancien attaquant du Canadien de Montréal est donc bien placé pour mettre le doigt sur ce qui est nécessaire pour avoir du succès dans la Ligue nationale de hockey (LNH).

«Il y a plusieurs façons d’avoir du succès, mais dans tous les cas, ça nécessite l’adhésion de 23 joueurs, et parfois plus, a-t-il analysé. Si ce n’est pas le cas, tu n’auras pas autant de succès qu’escompté. C’est le dénominateur commun pour moi.»

«Si tu as trois ou quatre joueurs qui n’adhèrent pas au plan, éventuellement, il y en aura cinq ou six, puis six ou sept. S’il n’y en a que deux, alors tu peux les emmener de ton côté et ils n’auront d’autre choix que de suivre les autres. C’est ce qui est le plus important, et ça n’a pas changé.»

Crosby comme exemple

À Pittsburgh, Recchi peut profiter de l’aide Sidney Crosby lors des entraînements. Selon lui, l’éthique de travail du capitaine est tellement forte que les autres joueurs n’ont pas le choix de le suivre.

«Les séances d’entraîneurs sont incroyablement rapides. Lorsque de nouveaux joueurs se joignent à l’équipe, ils ne sont pas habitués à ce rythme et ça leur prend à peu près trois semaines à un mois pour s’y habituer.»

«Sid mène le bal, tous les jours», a-t-il conclu.