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Crédit : JOURNAL DE MONTRÉAL/AGENCE QMI

Canadiens de Montréal

Les 10 meilleurs défenseurs depuis le «Big 3»

Publié | Mis à jour

Il n’y aura sans doute plus jamais de «Big 3» à Montréal, ou même dans la LNH en général : le trio de défenseurs formé par Serge Savard, Guy Lapointe et Larry Robinson a fait la pluie et le beau temps avec les Canadiens des années 1970 et on en parle encore aujourd’hui.    

Cela dit, le CH a compté sur sa part de défenseurs de qualité dans les décennies suivantes. Il y a eu des gagnants du trophée Norris. Des joueurs impressionnants, parfois intimidants, parfois d’une fiabilité quasi infaillible.  

Crédit photo : MARTIN ALARIE/AGENCE QMI

Voici les dix meilleurs défenseurs des Canadiens depuis le «Big 3» :  

10 – Patrice Brisebois   

Le Québécois, énormément critiqué tout au long de sa carrière à Montréal, a tout de même donné presque 900 matchs au club répartis sur 16 saisons. Mobile, capable d’une bonne première passe et contributeur d’au moins 30 points par saison la plupart du temps, la seule chose qu’on pouvait réellement lui reprocher était son manque de robustesse. Brisebois n’était pas une étoile, mais il était un joueur honnête qui a beaucoup donné au CH durant ses années ici.  

Crédit photo : OLIVIER JEAN/JOURNAL DE MONTREAL/AGENCE QMI

  

9 – Jeff Petry  

L’Américain représente aujourd’hui l’une des meilleures transactions des dernières années par Marc Bergevin. Petry possède un beau coup de patin fluide, un bon gabarit et est graduellement monté en puissance, offensivement, durant ses années à Montréal. À 32 ans, il est encore à son meilleur et est désormais capable d’amener au moins 40 points par saison. Même s’il se rend parfois coupable d’errements en zone défensive, Petry est un joueur de qualité.  

  

8 – Mathieu Schneider  

L’Américain avait des aptitudes offensives indéniables. Schneider a porté les couleurs de dix équipes dans la LNH et partout, il a amené avec lui ses qualités en avantage numérique. C’est tout de même avec le CH qu’il aura disputé le plus de parties (383). Lors de son retour à Montréal en 2009, presque 14 ans (!!) après la fin de son premier séjour, Schneider, à 39 ans, était encore un atout sur le jeu de puissance.  

Crédit photo : Agence QMI

  

7 – Sheldon Souray  

Souray ne devait être au départ «qu’un» défenseur robuste, mais il a découvert, aux alentours de 2003, qu’il pouvait faire des ravages avec son tir frappé dévastateur. Il est alors devenu très divertissant. L’Albertain a connu des sommets en inscrivant 26 buts et 64 points en 2006-2007. Il était également très intimidant et n’hésitait jamais à défendre ses coéquipiers. Il n’était cependant pas à l’abri de l’occasionnelle bourde défensive.  

  

6 – Rod Langway  

On remonte à plus loin. Techniquement, Langway a fait ses débuts alors que le «Big 3» était encore dominant. Mais il est resté après son déclin et est devenu, pendant trois saisons, un défenseur important avec l’équipe. Échangé aux Capitals en 1982, Langway a ensuite remporté deux trophées Norris et est maintenant membre du Temple de la renommée.   

Crédit photo : Le Journal de Montreal

  

5 – Éric Desjardins  

Desjardins n’a fait que commencer sa carrière à Montréal, mais il a tout de même pris part à sept saisons et 405 matchs avec le CH avant de passer aux Flyers, où il a continué de maturer pour devenir un excellent défenseur et meneur d’hommes durant 11 campagnes. De son passage à Montréal, il faut notamment retenir son rendement lors des séries de 1993, spécialement son tour du chapeau lors du deuxième match de la finale de la Coupe Stanley contre les Kings. Un classique.  

  

4 – Shea Weber  

Impossible d’ignorer le «man mountain», colosse imperturbable à la frappe-canon et au leadership indéniable. Weber n’est pas arrivé à Montréal dans ses meilleures années, mais il lui restait, et reste toujours, du très bon hockey dans le corps. Le genre de joueur qui pourrait demeurer efficace longtemps s’il peut réussir à éviter les blessures. Nommé capitaine du CH en 2018, Weber est un double médaillé d’or aux Olympiques, gagnant de la Coupe du monde en 2016 et il a tout de même participé sept fois au match des étoiles.  

Crédit photo : Photo Martin Chevalier

  

3 – P.K. Subban  

Il a une chose que Weber n’a pas : un trophée Norris. Subban a offert ses meilleures années à Montréal. Explosif, créatif, capable de soulever la foule montréalaise comme personne, outre Alex Kovalev peut-être, dans les 30 (40?) dernières années, P.K. avait également les défauts de ses qualités : sa prise de risque, attribut irrésistible, pouvait parfois mettre son club dans le trouble. Subban demeure un joueur qui a offert de nombreux beaux moments aux partisans, quelques grandes saisons, qui avait le proverbial «CH tatoué sur le cœur» et qui adorait la ville. Il sera toujours le bienvenu ici.  

  

2 – Andrei Markov  

Dès ses débuts à Montréal, il était clair que Markov, un ancien attaquant, avait quelque chose de spécial. Le Russe, qui a quitté le club un peu trop vite, est à égalité avec Guy Lapointe (qui a cependant joué moins de matchs) au deuxième rang des meilleurs pointeurs de l’histoire du club en défense, avec 572 points. Il en aurait plus s’il n’avait pas été sérieusement ennuyé par les blessures entre 2009 et 2012. Véritable patron de l’avantage numérique à Montréal pendant toute sa carrière, incontournable avec son équipe nationale, certains se demandent même si le CH ne devrait pas retirer son numéro.  

  

1 – Chris Chelios  

L’Américain a joué sept ans à Montréal, y a remporté la Coupe Stanley et un trophée Norris. Il ne faut pas oublier le reste de sa carrière de 26 (!!) saisons dans la LNH, alors qu’il a mis la main sur deux autres Norris à Chicago, et deux autres Coupes Stanley à Detroit. Invité 11 fois au Match des étoiles, Chelios était un défenseur très rugueux, émotif, mais aussi, dans ses bonnes années, une réelle menace offensive, lui qui a franchi les 70 points à trois reprises durant sa carrière. Un joueur absolument mémorable, lui aussi membre du Temple de la renommée.  

Crédit photo : Le Journal de Montreal

  

Les mentions honorables : Rick Green, Craig Ludwig, Petr Svoboda, Vladimir Malakhov, Craig Rivet, Mark Streit, Roman Hamrlik, Mike Komisarek et Sergei Gonchar