Canadiens de Montréal

«Il n'y avait aucun doute»

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La légende de Patrick Roy s'est amorcée en 1986 alors que le gardien des Canadiens de Montréal a mené son équipe jusqu'aux grands honneurs, en défaisant les Flames de Calgary lors de la grande finale. Si la victoire ultime n'était pas nécessairement prévue, le fait que le gardien de première année s'impose devant la cage du Bleu-Blanc-Rouge l'était. 

Voyez la cinquième et dernière rencontre de cette finale, ce soir, dès 19h00, à TVA Sports.  

Serge Savard était le directeur général de la formation. Ainsi, il est celui qui a bâti les fondations du succès de 1986. Et pour lui, ça ne faisait aucun doute, Roy était le gardien de l'organisation. 

«L’année précédente, lorsque sa carrière junior s’est terminée à Granby, on l’avait amené à Sherbrooke avec notre club-école, a confié Savard, samedi, lors de l'émission Salut Bonjour Weekend sur les ondes de TVA. Et on a gagné la coupe Calder avec ce jeune-là. Déjà, on le savait. On avait averti notre monde à Sherbrooke qu’il ne le reverrait pas ici l’an prochain. On n'avait aucun doute.  

«On a commencé l’année avec trois gardiens de but. Mais il n’y avait aucun doute que c’était notre gardien de but numéro 1. De là à penser qu’on était pour aller chercher la coupe Stanley dès la première année avec lui, on ne ne pensait peut-être pas ça. Il nous a agréablement surpris et il l’a fait tout au long de sa carrière.» 

Savard a remporté le précieux trophée à huit reprises en tant que joueur. Mais en 1986, il s'agissait de son premier triomphe en tant que directeur général. 

«Elle avait une saveur particulière, a avoué l'homme maintenant âgé de 74 ans. Peu de personnes pensaient qu’on pouvait gagner la coupe Stanley. J’étais excessivement heureux de remporter la coupe en 1986 parce qu’on avait neuf joueurs de nos deux premiers repêchages en 1983 et 1984. On avait un dénommé Patrick Roy, qui était une recrue. Je pense qu’on avait un avantage marqué avec Patrick Roy, qui a été assez extraordinaire tout au long des séries.  

«J’avais sûrement une des meilleures défensives de la ligue avec Larry Robinson, Rick Green et Chris Chelios, trois des meilleurs défenseurs de la ligue. C’est sûr que lorsque tu passes de joueur à directeur général, quand tu gagnes ta première coupe, c’est une sensation qui est différente, car tu n’es pas sur la glace. Tu ressens une grande satisfaction.» 

Voyez l'entrevue dans la vidéo ci-dessus, lors de laquelle Savard discute également des différents scénarios pour un retour au jeu dans la LNH.