Vitrine des recrues

Crédit : Martin Chevalier / JdeM

LHJMQ

Un gardien québécois en quête de reconnaissance

Publié | Mis à jour

Nommé joueur de l’année chez les Saguenéens de Chicoutimi, le gardien Alexis Shank s’explique mal que les équipes de la Ligue nationale de hockey (LNH) ne se bousculent pas aux portes pour lui mettre le grappin dessus.

L’incertitude qui plane pour la suite des activités de la LNH pourrait contrecarrer les plans de Shank qui espère toujours être repêché après avoir montré un taux d’efficacité de ,913 et de ,910 au cours des deux dernières campagnes.

L’an dernier, il avait reçu une invitation pour participer au camp de développement du Canadien après le repêchage. Or, athlètes et équipes avancent présentement dans le brouillard et l’exercice réservé aux jeunes joueurs risque fort bien d’être annulé cette année, ce qui pourrait priver le titulaire masqué d’une vitrine importante.

«Mes agents me disent qu’ils parlent à des équipes, mais il n’y a rien de clair avec la situation actuelle. L’an passé, je n’ai parlé à aucune équipe et j’ai été invité par le Canadien, alors ça ne veut pas dire grand-chose.»

«Oui, j’ai eu de bonnes saisons, mais il y a aussi d’excellents gardiens sont de la même année que moi avec les [Olivier] Rodrigue, [Alexis] Gravel, [Kevin] Mandolese [...] Il y a plusieurs facteurs qui peuvent expliquer ça. Je peux passer sous les radars, mais je me fais quand même voir», a assuré Shank.

Une autre saison

Quoiqu’il en soit, le gardien de six pieds est prêt à disputer une quatrième et dernière campagne avec les Sags quand la LHJMQ pourra amorcer son calendrier 2020-2021 – quelque part à l’automne ou en janvier dans le pire des scénarios.

«On commence à croire qu’il y a peu de chances que ça commence au moment prévu. Sincèrement, en ce moment, je ne pense pas trop à ça. La seule affaire que je peux faire, c’est de garder la forme. Mon but est de me rendre le plus loin possible et je ne vois pas de problème à aller connaitre une bonne année de 20 ans pour finir mon junior», a convenu l’ancien du Rousseau-Royal de Laval-Montréal.