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Crédit : Joël Lemay / Agence QMI

Canadiens de Montréal

Cole Caufield veut imiter Johnny Gaudreau

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Lorsque Le Journal est allé à la rencontre de Cole Caufield à Madison au mois d’octobre, l’objectif du jeune athlète était clair : faire le saut au hockey professionnel dès la prochaine saison. Sept mois plus tard, l’objectif a changé, mais le degré d’ambition demeure toujours aussi grand.

«La saison prochaine, j’aimerais gagner le Hobey Baker. C’est l’un de mes principaux objectifs», a-t-il lancé lorsque joint au téléphone, jeudi matin.

Le trophée Hobey Baker récompense annuellement le joueur le plus utile de la NCAA. Il s’agit ni plus ni moins de l’équivalent du trophée Hart dans la LNH. Johnny Gaudreau, Jack Eichel et Cale Makar se retrouvent parmi les récents gagnants de ce prestigieux prix universitaire américain.

Gaudreau venait de conclure sa troisième saison à Boston College lorsqu’on lui a décerné cet honneur. Il avait récolté 80 points, dont 36 buts, en 40 matchs. Voilà exactement le genre de saison que souhaite connaître celui qui a été le choix de premier tour du Canadien en juin dernier.

«J’aimerais marquer un but et obtenir deux points par match», a-t-il soutenu.

Cela signifie qu’il devra doubler sa production de la dernière campagne. En 36 parties avec les Badgers de l’Université Wisconsin, il a marqué 19 buts et ajouté 17 passes pour un total de 36 points.

Des statistiques qui lui ont permis d’être élu recrue de l’année dans la conférence Big 10, en plus de lui valoir une nomination au titre de joueur de l’année.

Tout faire pour gagner

Caufield a grandi en remplissant le filet adverse. On ne pourra jamais lui enlever cet instinct de marqueur.

Toutefois, il a compris le message du directeur général du CH, Marc Bergevin : s’il souhaite connaître du succès dans la LNH, il doit apprendre à être efficace dans les autres sphères du jeu.

Il compte bien s’y mettre.

«Je ne veux pas être simplement reconnu comme un marqueur. Je veux être celui sur qui l’entraîneur peut compter dans toutes les situations. Que ce soit quand on a les devants et même en infériorité numérique. Je veux également être un leader, celui sur qui les autres peuvent s’appuyer quand les choses ne tournent pas rond», a énuméré l’Américain de 19 ans.

«En fait, je veux faire tout ce qui est en mon possible pour aider notre équipe à gagner. Je ne suis pas du tout satisfait de la façon dont notre saison s’est terminée. J’ai ressenti beaucoup de colère. Je veux corriger la situation et amener l’équipe à un autre niveau», a-t-il poursuivi.

Deux vétérans en moins

Si Caufield paraît amer de cette première campagne, c’est que les Badgers, balayés en deux matchs dès le premier tour des séries de la conférence Big 10, se sont rapidement fait montrer la porte de sortie.

«Nous étions une jeune équipe dans un circuit très compétitif. On ne savait pas trop à quoi s’attendre. Je crois que l’an prochain, ce sera une tout autre histoire. On aura davantage confiance en nos moyens», a-t-il expliqué.

Les Badgers devront se débrouiller sans deux vétérans qui auraient été encore admissibles à défendre leurs couleurs. À l’inverse de Caufield, K’Andre Miller, avec les Rangers de New York, et Alex Turcotte, avec les Kings de Los Angeles, ont signé leur premier contrat professionnel.

Tout comme Caufield, Turcotte était un joueur de première année. Également issu du programme national de développement américain, il a, lui aussi, été un choix de premier tour (5e au total) en 2019.

Une décision mûrie

Malgré les similitudes, Caufield soutient que la décision de son coéquipier ne l’a pas amené à remettre la sienne en question.

«Je suis heureux pour lui. Il le mérite et je soutiens sa décision à 100 %. Mais ça n’a pas influencé la mienne, a-t-il assuré. Nous sommes deux joueurs différents. Je crois que, pour moi, ce sera bénéfique à long terme.»

«J’ai encore le sentiment que j’aurais pu faire le saut l’an prochain, mais j’ai compris que rien ne presse, a-t-il continué. Si tu as à y arriver [dans la LNH], tu vas y arriver. Une année de plus pour gagner de la force et continuer de m’améliorer, ce n’est pas de trop.»