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Olympiques: du «jamais vu»

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Le Comité olympique canadien (COC) a accueilli avec bonheur le montant de 72 millions $ annoncé par le gouvernement fédéral la semaine dernière, puisque selon l’organisation, tous les athlètes sont mis dans l’embarras par la crise de la COVID-19.

Cette situation touche particulièrement ceux qui devaient se rendre aux Jeux de Tokyo cet été et qui se sont retrouvés le bec à l’eau. C’est au mois d’avril que le ministre du Patrimoine, Steven Guilbeault, a libéré cette somme pour le sport amateur. Le COC, lui, n’en verra pas un sou, mais veut s’assurer que le gouvernement continue d’apporter son aide.

«Nous jouons un de rôle de plaidoyer. C’est que nous faisons depuis toujours et que nous continuerons à faire, afin de s’assurer que la voix du secteur du sport soit entendue, a indiqué par téléphone le chef de la direction et secrétaire général du COC, David Shoemaker, lundi. Le premier ministre et le ministre Guilbeault nous ont entendu et reconnaissent notre situation en temps de COVID-19. C’est pourquoi ils ont débloqué ces fonds afin que les organisations restent viables.»

Le Programme de soutien au sport, qui est administré par Sport Canada, distribuera une somme de 34,5 millions $, tandis que les provinces se partageront 32,5 millions $. Cinq millions $ iront au Programme d’aide aux athlètes, ce qui mettra un baume sur le cœur des athlètes qui devaient compétitionner au Japon.

«J’en ai parlé avec le président de la commission des athlètes, Seyi Smith, et la vice-présidente Rosie MacLennan avant même cet annonce, a déclaré Shoemaker. Leur point de vue est que tous les athlètes sont affectés, mais de différentes façons. Ils veulent surtout que le gouvernement comprenne toutes ces situations. Certains athlètes doivent prolonger leur carrière alors qu’ils pensaient à la retraite. [...] Ils apprécient cette aide.»

Deux Jeux en six mois

Au-delà du financement, le COC doit désormais retravailler le plan d’attaque qui était prévu pour Tokyo et le reporter à 2021. Ce qui complique les choses, c’est que 2022 est aussi une année olympique.

«Ce sont des plans qui ont pris quatre ou cinq ans à développer, qui doivent tous être modifiés en l’espace d’un an, a spécifié Shoemaker. Pour la première fois, à cause des Jeux de Pékin de 2022, nous aurons deux Olympiades en six mois. C’est quelque chose que nous n’avons jamais vu auparavant, mais nous voulons relever le défi avec succès.»

Même s’il est déçu que les athlètes ne puissent pratiquer leur discipline respective présentement, le dirigeant sportif croit que le COC sait mettre les priorités aux bons endroits.

«Pour l’instant, il faut se concentrer sur la santé publique plutôt que le sport. Le jour viendra où tout le monde pourra retourner à l’entraînement et c’est la responsabilité du COC et des autres organisations de s’assurer que les athlètes pourront le faire de façon sécuritaire», a-t-il ajouté.

Mardi, le COC a par ailleurs annoncé un partenariat avec le réputé cabinet d’avocats Fasken, qui œuvre d’un bout à l’autre du Canada et à travers le monde. Pour les Organismes nationaux du sport (ONS), cela signifie surtout l’ajout de services juridiques qui leur seront utiles dans la nouvelle réalité du sport, notamment dans l’attribution du montant de 72 millions $.