Canadiens de Montréal

Max Domi dans une situation précaire

Max Domi dans une situation précaire

Renaud Lavoie

Publié 14 mai
Mis à jour 14 mai

On sait que le coronavirus est particulièrement dangereux pour les personnes âgées et pour ceux qui souffrent de maladies du cœur, d’asthme ou de diabète, notamment. Max Domi souffre du diabète de type 1 et un retour au jeu cet été pourrait le placer dans une position précaire, mais ce n’est pas de cette façon dont l’attaquant des Canadiens voit les choses présentement.    

«Tous les jours, les scénarios changent, donc on ne sait pas encore si on va jouer, a-t-il affirmé dans un appel-conférence, jeudi matin. C’est évident que de souffrir du diabète de type 1 est inquiétant, mais ça ne change rien pour moi. Je continue de m’entraîner comme si je n’avais pas cette maladie.»      

Pas de négociations   

Au niveau professionnel il y a aussi une certaine forme d’incertitude pour Max Domi. Tous les joueurs qui n’ont pas de contrat pour la prochaine saison ne sont pas en position de force parce qu’on ne sait toujours pas à quoi va ressembler le plafond salarial, ce qui complique la tâche des agents et des directeurs généraux.    

Soyons franc, il faut s’attendre à ce que les équipes gèrent un plafond salarial à la baisse au cours des prochaines saisons. Max Domi comprend la situation et pense qu’il y a d’autres priorités présentement.    

«Il n’y a pas eu beaucoup de discussions à l’heure où on se parle et il y a des choses pas mal plus importantes dans le monde présentement que mon contrat. Je veux rester avec les Canadiens et j’espère jouer ici pendant longtemps. C’est ainsi depuis le premier jour que j’ai enfilé ce chandail et j’espère que ça va continuer.»   

Vivement les séries   

Un des scénarios présentement sur la table est que la LNH annule le reste de la saison et passe directement en séries. Ce n’est pas 16 équipes qui participeraient au tournoi, mais 24, ce qui inclurait les Canadiens.   

Max Domi ne veut pas commenter les spéculations sur un éventuel retour au jeu, mais une chose qui est certaine, c’est que peu importe la forme, il a hâte de jouer ses premiers matchs en séries dans la LNH, lui qui n’a jamais eu la chance de le faire à ses cinq premières saisons.    

«C’est mon rêve de jouer en séries. C’est difficile de s’y rendre et je sais comment c’est intense en regardant ce que mon père a vécu lorsqu’il jouait. C’est sur que j’ai hâte d’avoir cette opportunité, peu importe quand elle viendra.»   

C’est évident que si cette opportunité vient cet été (matchs disputés à huit clos), ce ne sera évidemment pas similaire à des matchs en séries dans un amphithéâtre comme le Centre Bell, qui est l'un des plus bruyants de la LNH.