Repêchage 2020 de la LNH

Un marqueur de 52 buts sur le radar du CH?

Publié | Mis à jour

Lorsque la saison a été annulée en Ontario, les 67’s d’Ottawa d’André Tourigny représentaient la formation la plus redoutable du circuit. Deux jeunes canons de l’équipe figurent parmi les 15 espoirs les plus talentueux en vue du prochain repêchage : l’un d’eux s’appelle Marco Rossi. L’autre, Jack Quinn.       

Retenez ce nom.       

Voyez l'entrevue avec Jack Quinn et l'entraîneur-chef André Tourigny dans la vidéo, ci-dessus. 

Retenez aussi ce qui suit: Quinn, un ailier de 18 ans, est le premier joueur que Trevor Timmins, l’expert en matière de recrutement des Canadiens de Montréal, a nommé lorsque l’auteur de ces lignes a abordé le succès du club... son club junior, dans un entretien téléphonique récent.      

«C’est mon équipe! Dommage qu’ils ne pourront jouer pour un championnat, cette année.       

«C’est un bon club avec plusieurs joueurs de premier plan. Ce jeune Jack Quinn, je le connais bien. Il habite à une rue de chez moi. Je le connais depuis qu’il est tout-petit...»      

À première vue, il s’agit d’une simple discussion avec un homme de hockey passionné. Un recruteur chevronné dont la réputation dans le milieu n’est plus à faire. Mais le fait de parler de Quinn, qui arrive d’une campagne de 52 buts, peut drôlement être vu comme un hasard à son année d’admissibilité au repêchage.      

Mis au fait de cette anecdote sur Timmins dans une entrevue avec TVA Sports, lundi, le franc-tireur ontarien n’a pu s’empêcher d’esquisser un sourire. Tout comme son instructeur en chef, d’ailleurs.      

«C’est spécial. Je ne sais pas trop quoi en dire, mais c’est cool (qu’il ait parlé de moi). C’est un honneur de savoir ça», a dit Quinn.      

«Les gars de la vallée d’Ottawa sont solidaires! Ils se soutiennent!», d’ajouter à la blague le sympathique Tourigny, qui raconte avoir été contacté par «à peu près toutes les équipes au sujet de Quinner», en ce qui a trait à sa personnalité et son éthique de travail.      

«Beaucoup de questions reviennent sur le caractère. Les équipes veulent savoir quel genre d’individu il est, quelle sorte de caractère il a, son niveau de persévérance, comment il réagit dans l’adversité ou quand ça va moins bien à cause d’une léthargie.»      

Beaucoup d'intérêt      

Quinn révèle qu'il s’est entretenu avec «10 ou 15 équipes» dans des vidéoconférences d'une durée de près de 30 minutes.      

«J’en ai eu trois ou quatre la semaine dernière et elles continuent de s’accumuler. J’en ai cinq qui sont prévues cette semaine. Ça s’étirera à mesure que le repêchage approche.»      

Qu’à cela ne tienne, celui qui dit admirer Mitch Marner, des Maple Leafs de Toronto, ignore vers quel rang une concession prononcera son nom au premier tour.       

«Certaines d’entre-elles repêcheront tôt, d’autres moins. N’importe quel club serait bien. L’équipe avec laquelle j’aboutirai me plaira.»      

Crédit photo : Sebastien St-Jean/24Heures/Agence QMI

Les éclaireurs n'étaient pas convaincus      

Quinn est le seul attaquant nord-américain répertorié dans le top 10 de la Centrale de recrutement de la LNH à avoir effectué un bond au classement final, passant du neuvième au septième rang.       

Tourigny, qui a remporté le titre d’entraîneur-chef de l’année dans la Ligue de l’Ontario, a raconté avoir vanté les mérites de son protégé aux recruteurs l’an dernier. À ce moment-là, plusieurs n’étaient pas convaincu de l’opinion du coach, qui le présentait comme une future sélection de premier tour. Ils se sont ravisés.      

«Cette année, avec son éclosion, ça nous a apporté beaucoup de fierté étant donné son niveau de compétition et ses performances tout au long de la saison. Nous avons eu beaucoup d’attention et ce n’est que positif pour l’organisation.»      

Un des deux seuls joueurs à franchir le cap des 50 filets, l’ailier de 6 pi et 176 lb lance de la droite et Tourigny l’emploie aux deux ailes. Peu importe sur quel flanc il se trouve, il marque des buts à la tonne!       

Trois tours du chapeau et une soirée de six points le 9 février dernier... cela n’explique que partiellement comment il a conclu sa saison au deuxième rang des compteurs de l’OHL.       

Une cuvée relevée      

Tout juste devant Quinn, au sixième rang du classement final des patineurs nord-américains de la Centrale de recrutement de la LNH, Rossi est aussi un jeune homme convoité par les temps qui courent.       

Les deux coéquipiers s’échangent des textos pour se raconter les entretiens qu’ils ont eus avec les représentants des différentes organisations qui les ont scrutés, ainsi que les questions qui leur ont été posées.      

«Il y a beaucoup d’appels pour ces deux bonhommes-là», réitère Tourigny.      

Mais le classement de la Centrale de recrutement, comme le repêchage, n’est pas une science exacte. Chaque organisation prépare sa propre liste des talents qu’elles voudraient recruter.      

Si certains comme Timmins n’aiment pas comparer la qualité des différentes cuvées du repêchage amateur, tous s’entendent pour dire que l’année 2020 sera très relevée.      

JiC Timmins -

*Photos Jack Quinn : Valerie Wutti – 67's d'Ottawa.