Canadiens de Montréal

«Le coup de poignard était encore plus dur» - Jean Perron

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Jean Perron s’attendait à vivre une semaine extraordinaire en se replongeant dans la conquête de la coupe Stanley de 1986 des Canadiens de Montréal, diffusée à TVA Sports. Il était heureux et enthousiaste, jusqu’à ce que Serge Savard tienne certains commentaires à son endroit sur les ondes de Dave Morissette en direct.     

«Je peux te dire une chose, les deux jours suivants ont été assez difficiles», a candidement confié l’ancien entraîneur-chef du Tricolore, mercredi soir, à DMD.        

Lundi dernier, Savard affirmait à l'antenne de TVA Sports que Perron n’était pas fait pour le poste d’entraîneur-chef et qu’il a commis une erreur en prolongeant son contrat après que le Tricolore eut remporté les grands honneurs.     

Les propos du «Sénateur» ont eu pour effet de rouvrir de vieilles plaies chez Perron.    

«Le congédiement, c’est dur à accepter, c’est l’enfer. Tu vas te cacher pendant des jours parce que t’as l’impression d’être un paria, un gars qui n’a pas été capable de faire la job. Et là, tout à coup, 32 ans après mon congédiement, on revient encore avec ça», a-t-il déploré.    

«Je vais te dire une chose, le coup de poignard était encore plus dur. Parce que moi, je regardais ces matchs-là et j’étais tellement content, j’étais enthousiaste. Et là, j’entends cette bombe. Parce que, pour moi, ç’a été une bombe...»    

Après avoir entendu les déclarations de Savard à DMD, Perron a lâché un coup de fil à son ancien directeur général pour le confronter au sujet de certaines informations erronées.     

«Il y avait des informations là-dedans selon lesquelles je voulais la job de Jacques Lemaire [lorsque j’étais un de ses adjoints avec le CH] et c’est pour ça qu’on me gardait sur la passerelle. J’ai dit à Serge : "J’étais dans ton bureau quand tu m’as offert la job et j’ai quasiment supplié Lemaire à genoux de rester une autre année pour que j’apprenne davantage le métier d’entraîneur dans la Ligue nationale. T’étais là, tu l’as entendu!"»     

D’ailleurs, en entrevue avec Jean-Charles Lajoie, plus tôt mercredi, Savard a dit regretter «infiniment» d’avoir blessé Perron.     

«Effectivement, ça m’a blessé. C’est comme si je revivais un deuxième congédiement les boys. Ça n’a pas été facile», a réagi Perron, qui a toutefois précisé que sa conversation au téléphone avec Savard s’est terminée sur une bonne note.     

Dans la vidéo ci-dessus, voyez l’entrevue complète accordée par Jean Perron à Dave Morissette en direct.