Canadiens de Montréal

«Un joueur d’impact»

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Il ne faudrait surtout sous-estimer l’apport du Suédois Mats Naslund dans la victoire des Canadiens en finale de la Coupe Stanley de 1986.  

Le «petit Viking», qui en était alors à sa quatrième année avec le CH, avait connu sa meilleure saison en 1985-1986 avec une récolte de 43 buts et 110 points. Il avait aussi, évidemment, fait largement sa part en séries, se rappelle son ex-coéquipier Gaston Gingras.    

«Il était quand même assez solide, son centre de gravité, sa vitesse, surtout sa vision du jeu», s’est souvenu l’ancien défenseur, en entrevue à «Dave Morissette en direct»  

«C'était un joueur "tough"! Il allait dans la circulation, il payait le prix, a-t-il ajouté. À Boston, c'était une petite patinoire et il venait jouer chaque match. Il a joué ces séries-là avec Bobby Smith et Claude Lemieux, beaucoup, et c'était un joueur d'impact.»  

Gingras se souvient que même si l’équipe n’avait pas connu une saison régulière particulièrement remarquable, elle avait su prendre son envol en séries sous la gouverne de l’entraîneur, Jean Perron.  

«On a eu des rencontres et lorsque les séries ont débuté, il y a quand même une chimie qui s'est formée et les gars ont commencé à y croire, a-t-il raconté. Et quand tu commences à y croire, tu es difficile à battre.»  

Gingras, qui a amassé cinq points en 11 matchs lors de ces séries, se souvient d’un bon mélange de jeunes et de vétérans dans l’équipe. Et il n’a rien oublié du brio d’un certain Patrick Roy, jeune recrue, entre les poteaux du filet des Canadiens.  

«Patrick, il a quatre Coupes Stanley, trois trophées Conn Smythe, c'est un joueur qui a été fantastique dans les deux conquêtes de la Coupe Stanley avec le Canadien. Il était tranquille à cette époque-là, il y avait tellement de vétérans dans le vestiaire», a-t-il indiqué en souriant.  

Gingras, un défenseur au coup de patin fluide, doté d’un bon tir et capable d’une bonne première passe, aurait été taillé sur mesure pour le hockey de 2020. Il le sait, mais ultimement, il s’en moque un peu.  

«Je pense que oui, parce qu'à notre époque, il y avait beaucoup d'intimidation, a-t-il observé. Il y avait la ligne rouge (...) mais je suis bien content, je ne regrette rien de ma carrière. J'ai eu des hauts et des bas, c'est sûr, mais je n'ai aucun regret. Je suis allé cinq ans en Europe, sur des grosses patinoires, et j'ai quand même eu de beaux moments et je les apprécie tous.»  

Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.