Canadiens de Montréal

«Ah! Ç’a fait mal...»

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Lorsque Pierre Pagé se remémore les séries éliminatoires de 1986, la première équipe qui lui vient en tête n’est pas celle qui a gagné la coupe Stanley, mais celle qui devait la brandir.  

«Ce n’était pas supposé être l’année de Montréal. C’était supposé être celle d’Edmonton, qui aurait pu être cinq en cinq», s’est-il remémoré, mardi matin, à Salut Bonjour sur le réseau TVA.   

Voyez l'entrevue avec Pierre Pagé dans la vidéo, ci-dessus. TVA Sports présente dès 19h le match no 2 de la finale de 1986 entre le CH et les Flames.  

Comme l’écrivait le descripteur de TVA Sports Félix Séguin dans son récent blogue, parmi les 24 coupes Stanley des Canadiens, celle de 1986 est certainement l’une des plus inattendues.    

De l’autre côté du pays, à Calgary, les Flames voulaient aussi causer une certaine surprise. Ce qu’ils ont fait en éliminant la puissante machine des Oilers en sept matchs. Ils ont eu rendez-vous avec le Tricolore en grande finale après un triomphe ardu contre les Blues de St. Louis.  

«On a fini sixièmes, ils ont terminé septièmes. On aurait dû gagner», croit celui qui était instructeur adjoint au sein de la formation albertaine jaune et orange.  

Mais que s’est-il passé au juste? Pour Pagé, le sort de ses Flames se résume à un match trop en demi-finale.  

«Je pense que le fait d’avoir perdu le sixième match à St. Louis nous a coûté la coupe Stanley.»  

Après que les Flames ont vaincu le CH 5-2 au duel initial chez eux, le deuxième affrontement a été à l’avantage du CH 3-2 grâce à un but expéditif de Brian Skrudland - un natif de l’Alberta - à la neuvième seconde de la prolongation.   

Par le fait même, il s’agissait du filet le plus rapide de l’histoire en temps supplémentaire, en séries.   

Crédit photo : Andre Viau / Le Journal de Montreal

«Ah! Ç’a fait mal! Il faut que tu gagnes à la maison. Ils disent que celui qui gagnera le troisième match gagnera la série. Ce troisième match a eu lieu à Montréal et ils l’ont remporté 2-1.  

«Le troisième match a fait plus mal que le deuxième.»  

Si la rivalité Canadiens-Flames n’étaient en rien comparable à celle de Montréal-Québec, la robustesse était au rendez-vous. C’est que l’effectif de Calgary a été bâti pour battre les favoris.  

«On était bâti pour battre Edmonton, qui jouait tellement physique. Ils avaient de bons joueurs, mais ils les protégeaient.   

«On s’est présenté avec une grosse équipe, mais on ne voulait pas être robuste dans notre jeu. Montréal a décidé a décidé de l’être Ç’a brassé plus qu’on ne le passait.»  

Le fait d’affronter une recrue phénoménale n’a pas allégé la tâche des Flames, selon Pagé.  

«Patrick Roy venait de gagner la coupe Calder à 19 ans à Sherbrooke. Et là il a gagné la coupe Stanley à 20 ans. C’est du jamais vu!»  

Crédit photo : Le Journal de Montreal