Crédit : Andre Viau / Le Journal de Montreal

Canadiens de Montréal

La coupe Stanley que ne devait pas gagner le CH

La coupe Stanley que ne devait pas gagner le CH

Félix Séguin, TVA Sports

Publié 11 mai
Mis à jour 11 mai

Cette semaine, TVA Sports présente l’intégralité de la finale de la Coupe Stanley de 1986 entre les Canadiens de Montréal et les Flames de Calgary.  

Parmi les 24 coupes Stanley des Canadiens, celle de 1986 est certainement l’une des plus inattendues.  

Le premier match de la finale contre les Flames sera diffusé, ce soir, dès 19h à TVA Sports.   

Oui, il y avait les vétérans Larry Robinson (34 ans), Bob Gainey (32 ans), Rick Green (30 ans), Bobby Smith (28 ans) et des jeunes en ascension comme Mats Naslund (26 ans), Chris Chelios (24 ans) et Guy Carbonneau (26 ans).  

Mais il y avait surtout huit recrues qui ont vu beaucoup d’action lors des séries éliminatoires de 1986,    

  • Stéphane Richer (19 ans)  
  • Patrick Roy (20 ans)  
  • Claude Lemieux (20 ans)  
  • John Kordic (20 ans)  
  • Brian Skrudland (22 ans)  
  • Kjell Dahlin (23 ans)  
  • David Maley (23 ans)  
  • Mike Lalor (23 ans)    

Certains de ces joueurs avaient d’ailleurs remporté la coupe Calder l’année précédente (1985) avec les Canadiens de Sherbrooke, mais de là à gagner immédiatement dans la LNH... Non.  

En plus des joueurs-recrues, les Canadiens de 1986 avaient aussi, en Jean Perron, un entraîneur-chef qui en était à sa première saison dans la LNH, et ce, à l’âge de 39 ans.  

Et il ne faut pas oublier que Mario Tremblay et Tom Kurvers, deux joueurs importants de l’équipe en saison régulière, ont raté les séries de 1986 en raison de blessures.  

Bref, cette équipe ne devait pas gagner la coupe Stanley en 1986.  

Le chemin s'est ouvert pour Montréal  

Les Canadiens (87 points) avaient terminé au deuxième rang de leur section derrière les Nordiques de Québec (92 points) et au cinquième rang de l’Association Prince-de-Galles.  

À la surprise générale, les Nordiques ont été vaincu d’entrée de jeu par les Whalers de Hartford (84 points).  

Puis, les champions de l’autre section (Patrick), les Flyers de Philadelphie (110 points) se sont fait sortir dès le premier tour par les Rangers de New York (78 points).  

Et ce n’est pas tout, dans l’Association Clarence-Campbell, les champions en titre, les puissants Oilers d’Edmonton, avaient été éliminés au deuxième tour par les éventuels finalistes, les Flames de Calgary.  

En résumé, les cinq meilleures équipes au classement général n’étaient plus dans le coup après les deux premiers tours.  

Les Flames et les Canadiens devenaient donc les équipes favorites.  

Les séries de Patrick Roy et Claude Lemieux  

Parmi les huit recrues, deux de 20 ans ont été directement responsables des succès de l’équipe en séries.  

D’abord, il y a eu Patrick Roy. Avec 15 victoires, Roy avait établi, à ce moment, un record pour le plus de victoires en séries pour un gardien de première année. Dans huit de ses 20 parties, Roy avait accordé un but ou moins. Sa moyenne de buts accordés de 1,93 et son taux d’efficacité de ,923 démontrent l’excellence de son jeu.  

Ensuite, il y avait Claude Lemieux. Il a marqué 10 buts (3e LNH séries 1986) en 20 parties, dont quatre buts gagnants (1er LNH séries 1986). De plus, Lemieux a inscrit deux buts en prolongation, soit dans le match #7 contre les Whalers de Hartford et dans le match #3 contre les Rangers de New York.  

Bref, Roy arrêtait les rondelles et Lemieux marquait les buts.  

Une défensive étanche  

L’attaque des Canadiens n’avait rien de flamboyante, mais c’est la défensive de l’équipe qui a fait la différence.  

Oui, Patrick Roy était excellent, mais il pouvait compter sur un très bon groupe de défenseurs devant lui.  

Rick Green, Craig Ludwig et Mike Lalor étaient des défenseurs défensifs. Rien de spectaculaire, mais ils étaient efficaces.  

Larry Robinson était capable de tout faire alors que Chris Chelios démontrait une grande polyvalence.  

Enfin, Gaston Gingras a trouvé une façon de s’illustrer en marquant deux buts dans la finale contre les Flames de Calgary.  

En résumé, les Canadiens de 1986 n’ont pas gagné la coupe Stanley par défaut. Loin de là. Mais ils ont su saisir leur chance et les morceaux du casse-tête sont tombés en place au bon moment.