Canadiens de Montréal

«Il était un génie»

Publié | Mis à jour

Tous les astres se sont alignés au printemps de 1986 pour les Canadiens de Montréal. Ils sont passés d'une équipe en qui bien peu de gens croyaient à une formation championne.      

Si Patrick Roy a été le chef d'orchestre de cette 23e conquête de la coupe Stanley du CH, l'attaquant Claude Lemieux a été son second.   

À voir dans la vidéo ci-dessus.  

«Tout le monde dans la Ligue nationale disait à toutes les équipes qui nous affrontaient : "Si vous voulez gagner contre les Canadiens, oubliez Claude Lemieux, car il va vous enrager, il va vous faire prendre les nerfs" et c’est exactement ce qui est arrivé avec les Flames de Calgary, a souligné l'entraîneur-chef du Bleu-Blanc-Rouge à l'époque, Jean Perron, lundi lors de l'émission Salut Bonjour sur les ondes de TVA. Les gens ne s’en souviennent peut-être pas, mais (Jim) Peplinski avait décidé de régler le cas de Claude Lemieux. Il y avait eu une mêlée sur une mise en jeu et Claude Lemieux, quand il a vu les doigts de Peplinski qui étaient proches de sa bouche, il l’avait mordu. Peplinski, avait raté le reste des séries, et c’était le capitaine.»      

Et Lemieux n'était pas seulement qu'un bon agitateur.      

«Tout le monde courait après Claude Lemieux, a confié Perron. Il était un génie dans ce qu’il faisait. Et c’était un bon marqueur. Il a eu 19 % d’efficacité sur les lancers qu’il a faits. Il est passé proche de gagner le Conn-Smythe, mais Patrick a été un peu supérieur.»      

Toutefois, on ne peut passer sous le silence le fait que plusieurs des poids lourds de la LNH, dont les Oilers d'Edmonton, ont été éliminés prématurément lors de ces séries de 1986.     

«C’était suprenant, parce que les Oilers d’Edmonton étaient l’équipe qui fonctionnait à plein régime, a analysé Perron. La porte s’est ouverte parce que les Oilers ont perdu contre les Flames de Calgary, mais n’oubliez pas que les Nordiques de Québec se sont faits battre par les Whalers de Hartford. Les portes se sont ouvertes de tout bord, tout côté.      

«Nous, chaque fois qu’on voyait une bonne équipe tomber au combat, on montait en confiance. Ç’a été des séries du début à la fin qui était très physiques. Contre les Bruins de Boston, contre les Whalers de Hartford, eux ils ont été coriaces et pas à peu près. On a gagné en sept matchs.»