Canadiens de Montréal

«C’était difficile de le faire jouer dans la Ligue américaine!»

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Il serait complètement faux de prétendre que tous les entraîneurs ne veulent pas gagner.  

Au sein de la grande majorité des ligues sportives professionnelles, les pilotes prennent leurs décisions en fonction d’une chose : la victoire.   

Mais les choses sont légèrement différentes pour les entraîneurs de la Ligue américaine de hockey. S’ils souhaitent eux aussi remporter le plus grand nombre de matchs possible, les instructeurs doivent aussi composer avec un autre aspect majeur qui constitue en fait le cœur de leur mandat : le développement des joueurs.  

En entrevue à l’émission «Dave Morissette en direct», l’entraîneur-chef du Rocket de Laval, Joël Bouchard, a avoué qu’il avait dû adapter son style de «coaching» à la réalité de la LAH.  

«Dans la Ligue américaine, tu n’es pas le même entraîneur que tu serais dans une autre ligue. Tu dois constamment prioriser le développement des joueurs. Évidemment que parfois, j’aurais le goût d’enlever un jeune centre de 20 ans d’une mise en jeu importante pour y envoyer un vétéran. L’entraîneur en moi aurait envie de le faire, mais ce serait comme aller à l’encontre de la philosophie de la Ligue américaine.  

«Oui, parfois, certaines de mes décisions favorisant des jeunes ont coûté des buts. Mais ces joueurs-là doivent faire des erreurs. En bout de ligne, cependant, c’est évident que tu dois faire des sacrifices en tant qu’entraîneur...» 

Comment se déroulent les rappels? 

Plusieurs joueurs du Rocket ont eu, notamment en fin de saison, la chance de se faire valoir au sein du «grand club» cette année.  

Questionné à savoir comment se déroulait le processus décisionnel relativement au choix du joueur rappelé par le CH, Bouchard a offert une réponse intéressante.  

«C’est Claude et Marc qui choisissent quel est le joueur qu’ils souhaitent rappeler. J’essaie de ne pas trop m’impliquer à ce niveau-là. Mon travail, moi, c’est de développer les joueurs. 

«Par exemple, Jake Evans, l’an dernier, c’était difficile de le faire jouer dans la Ligue américaine. Il a dû passer par une grosse période d’adaptation. En début de campagne, cette année, il a encore dû s’ajuster à quelques égards. Sa bonne fin de saison a attiré l’attention et lui a finalement permis d’être rappelé dans la LNH. En bout de ligne, il a connu du succès avec le CH.» 

Voyez l'entrevue complète de Joël Bouchard dans la vidéo ci-dessus.