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Crédit : BEN PELOSSE/ LE JOURNAL DE MONTRÉAL/AGENCE QMI

Canadiens de Montréal

Brian Gionta a connu du succès à Montréal grâce à... Lou Lamoriello

Publié | Mis à jour

C’est grâce à nul autre que Lou Lamoriello que Brian Gionta est parvenu à s’acquitter de son rôle de capitaine du Canadien et gérer la pression médiatique du marché montréalais. 

En entrevue à l’émission radiophonique «Hockey Central» du réseau Sportsnet, lundi, Gionta a expliqué que l’approche de Lamoriello dans son rôle de directeur général des Devils du New Jersey avait été primordiale dans son développement.  

«Je lève mon chapeau à Lou, a dit Gionta. Je ferais n’importe quoi pour lui. Il m’a donné ma chance. Sa façon de diriger l’équipe m’a permis d’avoir la maturité nécessaire en arrivant à Montréal. Il savait comment gérer les médias et éviter les distractions. Je lui en dois beaucoup.» 

«[Jouer à Montréal], ce n’est pas facile, mais c’est amusant. C’est un bon marché où vivre et jouer. J’ai été chanceux d’y aller après sept ans d’expérience chez les professionnels, des années au cours desquelles j’ai appris de Lou.» 

Difficile à Buffalo 

Au cours de ses 12 premières années dans la Ligue nationale de hockey (LNH), Gionta n’a raté les séries éliminatoires qu’une seule fois. Il avait donc confiance, lorsqu’il a accepté un contrat avec les Sabres de Buffalo à titre de joueur autonome en 2014, de pouvoir faire partie de la solution là-bas. 

Mais les Sabres n’avaient pas été en mesure de prendre part au tournoi printanier lors des trois campagnes précédentes et l’arrivée de Gionta n’a rien changé. 

«Mon temps à Buffalo a évidemment été frustrant, a avoué l’Américain. Je venais du New Jersey et de Montréal où, à part une saison avec le Canadien, nous étions une équipe participant aux séries chaque saison. J’étais habitué à ces succès et aux équipes qui faisaient les choses d’une certaine façon.» 

«À Buffalo, j’espérais pouvoir arriver, changer cela et faire partie d’un revirement. Mais malheureusement, ce n'est pas arrivé. Le moment n’était pas le bon et ça n’a pas fonctionné comme je l’avais espéré. Mon retour dans la région de New York, d’où je viens, a été décevant.» 

S’il n’a jamais critiqué l’organisation ouvertement dans les médias, Gionta est toutefois venu à la défense de Ryan O’Reilly, qui avait clamé avoir perdu son amour du hockey à Buffalo en 2018, avant d’être échangé aux Blues de St. Louis et de gagner la coupe Stanley. 

«O’Reilly a été critiqué pour ce qu’il a dit, mais il n’était pas loin de la réalité. C’est extrêmement exténuant d’aller à l’aréna tous les jours en essayant de trouver des moyens de changer les choses. Vous finissez par perdre votre passion.» 

Malgré tout, celui qui est aujourd’hui âgé de 41 ans croit que les Sabres ont un avenir brillant devant eux, notamment grâce à Jack Eichel, qu’il a côtoyé pendant deux saisons. 

«Vous pouvez voir le talent qu’il possède. Vous ne pouvez le nier. Il faut que les Sabres continuent de bâtir autour de lui en l’entourant de bons joueurs pour qu’il atteigne le prochain niveau. On l’a vu cette année: il a mené cette équipe à la victoire à lui seul certains soirs. Il amène une dynamique complètement différente.»