Shaquille O'Neal

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NBA

«Annulez la saison, simplement»

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Le membre du Temple de la renommée du basketball Shaquille O’Neal n’est pas très entiché par un retour au jeu dans la NBA, estimant que la sécurité de tous est la priorité. Il croit d’ailleurs qu’il est impossible de la garantir si la saison reprend.

S’exprimant au quotidien «USA Today» samedi, «Shaq» a fait valoir qu’il est préférable de se priver de basketball jusqu’à la fin de la pandémie de COVID-19.

«Je pense qu’on devrait annuler le reste de la saison, a-t-il affirmé. Tout le monde retourne à la maison, se garde en santé et revient l’année prochaine. Annulez la saison, simplement.»

«C’est difficile de ne pas avoir de basketball présentement, mais bravo à Adam Silver d’avoir fait le premier pas et d’avoir pensé à la sécurité des gens. Je ne sais pas ce qui va arriver avec le reste de la saison, mais j’aimerais que tout le monde reste en sécurité. Donc, peu importe combien de temps ça prend pour revenir à la normale à 100 %, je suis prêt à attendre.»

Trop de points d’interrogation

Le quadruple champion de la NBA a entre autres évoqué la réaction des gens à propos d’un tournoi éliminatoire qui pourrait être différent. Puis, il s’est questionné sur les répercussions si un joueur devait être déclaré positif à la maladie en plein cœur de ce tournoi.

«Essayer de revenir et faire des séries précipitées? Peu importe qui gagnerait, il y aurait un astérisque. L’équipe n’aurait pas le respect, a-t-il dit. Et que se passe-t-il si une personne tombe malade? Ça ne prend qu’une personne et nous repartons à zéro.»

Finalement, la tenue de matchs à huis clos, considérée comme primordiale à un retour sur les terrains cet été, est loin d’enchanter O’Neal.

«[Les partisans] sont importants parce que tu les vois pour obtenir l’adrénaline. Disons simplement que je joue à l'étranger. Je dois regarder un partisan qui me fait des grimaces. Je dois regarder un partisan qui rit parce que j’ai raté un lancer franc. Je dois aussi regarder l’enfant qui se tourne vers son père et qui dit: "oh mon Dieu, "Shaq" m’a vu". Nous existons grâce à eux.»