L'adresse santé de Pierre Jobin, le Club Avantage de Québec.

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Tennis

«On a besoin d’aide»

Publié | Mis à jour

La pandémie fait mal aux fédérations sportives. Au bord du gouffre avec des pertes financières estimées à 600 000 $ pour l’année, Tennis Québec sollicite l’aide des adeptes de la petite balle jaune fluorescente pour affronter la crise le temps qu’elle durera et pour «mettre en place un plan de relance visant une pratique sécuritaire à travers la province».

Le cri du cœur de l’organisme à but non lucratif qui gère la pratique du tennis au Québec a porté ses fruits depuis la semaine dernière alors que 5000 $ ont été amassés en dons. L’objectif est de recueillir 10 000 $.

«On a une bonne réponse de notre communauté. On est très contents parce qu’on a besoin d’aide», lance sans détour le directeur général de la fédération, Jean-François Manibal, en entrevue téléphonique.

L’annulation du tournoi de la Coupe Rogers de Montréal a créé un trou de 300 000 $ dans le budget annuel d’environ 2,2 millions $. Les pertes engendrées par Tennis Canada ont eu des effets instantanés chez Tennis Québec.

Il faut aussi ajouter à l’équation l’ensemble des tournois en péril, le nombre de membres et de clubs affiliés, qui risque de chuter considérablement, et les stages de formation annulés.

«En vertu d’une entente, Tennis Canada devait nous verser 355 000 $ pour notre année financière qui va du 1er avril au 31 mars 2021, mais finalement, puisque leur situation est devenue pénible financièrement, ce sera un montant de 55 000 $. Puis, avec l’arrêt dans nos clubs, les événements annulés, les ventes de produits qui sont arrêtées et le retrait de plusieurs commanditaires, c’est un autre montant considérable qui disparaissait», a expliqué M. Manibal.

Tennis Canada a annoncé vendredi que tous ses tournois nationaux prévus jusqu’au 31 août, dont plusieurs devaient avoir lieu en sol québécois, étaient annulés.

Personnel diminué

Tennis Québec n’a d’ailleurs eu d’autre choix que de réduire son personnel pour limiter les dégâts. Des 11 employés permanents avant le début de la crise, ils ne seront plus que six dans quelques semaines et cinq à la rentrée en septembre. Les employés restants ont aussi accepté une diminution salariale de 25 %.

«Ces coupes auront des conséquences sur nos activités. On est en train de regarder comment on va maintenir nos services essentiels, comme des tournois pour nos membres qui sont les plus près de notre organisation. On va voir ce qui va être coupé au fur et à mesure et ça dépendra quand les activités vont être reprises.»

À l’instar de toutes les fédérations qui ont cessé temporairement leurs activités, Tennis Québec attend avec impatience le feu vert des autorités sanitaires afin que les adeptes puissent recommencer à fréquenter les courts.

Jean-François Manibal croit que le tennis fera partie de la première vague des sports qui seront autorisés à reprendre avec des mesures très strictes. Les matchs en double seront interdits et chaque joueur devra servir avec ses propres balles, notamment.