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Crédit : BOB FRID - AGENCE QMI

Canadiens de Montréal

Canadiens: «Il est comparable à Sergachev»

Publié | Mis à jour

On a fait grand cas du coup de patin fantastique et des qualités défensives impressionnantes de l’espoir des Canadiens de Montréal Alexander Romanov, mais la prudence a souvent été de mise lorsqu’il était question de son potentiel offensif.       

Ce sont surtout les statistiques modestes du défenseur avec le CSKA de Moscou dans la Ligue continentale de hockey (KHL) qui font reculer les observateurs au moment de prédire le rendement du jeune homme dans le meilleur circuit au monde.             

Après tout, Romanov a amassé 11 points, dont un seul but, en 86 matchs lors de ses deux saisons dans la KHL. Rien pour écrire à sa mère.       

Igor Eronko travaille pour le compte de Sport-Express, le média sportif le plus important en Russie. Lorsque l’auteur de ces lignes a mentionné Dmitry Orlov à cet expert de la KHL à titre de joueur semblable à Romanov, Eronko y est allé d’une comparaison bien plus flatteuse.      

«Je dirais plutôt Mikhail Sergachev, a indiqué le journaliste établi à Moscou lors d’un échange de messages avec le TVASports.ca. Le potentiel offensif des deux défenseurs est comparable.»       

De ce qu’on peut comprendre, vous pouvez pratiquement jeter à la poubelle toute donnée de nature offensive apparaissant sur la fiche de Romanov dans la KHL.       

«Son talent offensif est certainement sous-estimé en raison du rôle qui lui était confié avec le CSKA», a fait savoir Eronko.       

Pas de feu vert aux défenseurs   

Même son de cloche de la part du principal intéressé, vendredi, lors de la conférence téléphonique organisée par les Canadiens.       

«Je peux jouer des deux côtés de la patinoire, a affirmé Romanov. En Russie, je pratiquais davantage un jeu défensif, car c’était la consigne de l’entraîneur. Mais si on me demande de me porter davantage à l’attaque, je suis excellent dans cet aspect.»       

Le système du CSKA, une équipe qui débordait de talent à l’attaque, n'encourageait pas une implication offensive de la part des défenseurs la saison dernière. Il faut également savoir que, dans l’histoire de la KHL, on ne retrouve pas d’exemple de jeune défenseur ayant mis beaucoup de points au tableau à l’âge de Romanov.        

À 18 et 19 ans, Orlov, qui rend aujourd’hui de fiers services aux Capitals de Washington, avait pour sa part amassé 19 points en 86 rencontres dans le circuit continental.      

«Les entraîneurs ne font pas confiance aux jeunes défenseurs», a expliqué Eronko.      

Qui plus est, Romanov a fait les frais d’un jeu politique courant en Russie qui a considérablement limité son temps de jeu. Puisque le CSKA savait qu’il lèverait l’ancre vers Montréal, il ne voyait plus l’intérêt de contribuer à son développement. Lors des dernières séries éliminatoires, Romanov s’est vu confier, en moyenne, moins de cinq minutes de jeu en quatre rencontres. Lors de la saison régulière, il avait droit à moins de 13 minutes par match.      

«Romanov était le meilleur joueur de son équipe pour le taux de passes réussies, il était près de 84%, a souligné Eronko. C'est un joueur qui affectionne les passes créatives et il était quand même l'arrière le plus efficace à ce chapitre.»       

Il n’a pas besoin d’aide      

Au mois de février, la rumeur voulait qu’Alexei Marchenko, ancien défenseur des Red Wings de Detroit et coéquipier de Romanov avec le CSKA, pourrait signer lui aussi un contrat avec les Canadiens afin d’accompagner le jeune homme et faciliter sa transition en Amérique du Nord. Les deux arrières sont représentés par Dan Milstein.  

Or, le CH n’a pas manifesté d’intérêt à l’endroit de Marchenko qui, faute d’avoir reçu une offre de la LNH, s’est entendu jeudi avec le Lokomotiv de Yaroslavl.      

Contacté par le TVASports.ca, l’agent de Romanov a précisé qu'il ne cherchait pas à offrir de l'aide au jeune défenseur lorsqu'il a contacté des équipes de la LNH au sujet de Marchenko.  

«Romanov est une "star" qui parle anglais de façon fluide et qui peut se débrouiller par ses propres moyens. Il n’a pas besoin de l’aide de qui que ce soit pour effectuer la transition», a fait savoir Milstein par message texte.