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Les Expos de 1994 font encore jaser... même à New York

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Non seulement les Expos de Montréal avaient la possibilité de remporter la Série mondiale en 1994, mais ils auraient pu former une dynastie pour plusieurs autres années.

C’est le constat effectué à la suite d’un reportage crève-cœur publié dans l’édition de jeudi du réputé quotidien New York Post.

«Comment la saison de 1994 écourtée par la grève a privé les Expos d’un premier titre d’une dynastie naissante», écrit-on.

En pleine page du journal, on y retrouve la fameuse casquette des Expos posée sur le terrain du Stade olympique. Une carte du lanceur Pedro Martinez accompagne le visuel, de même qu’une balle de baseball avec les coutures défaites. À l’image de la plaie ouverte laissée à de nombreux nostalgiques des Expos, mais aussi à différents membres de cette défunte équipe.

«Je vais toujours me demander, jusqu’à ce que je sois dans ma tombe», a notamment indiqué Ken Hill, à propos du possible championnat de 1994.

La suite est connue : en seulement quelques jours, soit en avril 1995, les Expos liquidaient Marquis Grissom, John Wetteland et Hill à travers différentes transactions. Puis, Larry Walker quittait à son tour à titre de joueur autonome.

«Je ne voulais pas partir, mais nous savions que les Expos ne pouvaient pas nous payer, a expliqué Hill. C’était écrit dans le ciel. Quand la grève a éclaté, nous savions que ç’avait été notre dernière opportunité de jouer ensemble.»

«C’était vraiment un coup dans les couilles quand nous avons commencé à démanteler l’équipe, plus que la grève», a pour sa part noté l’ancien joueur de troisième but Sean Berry, cité à son tour par le «New York Post».

L’affiche de Kevin Malone

L’ancien directeur général des Expos Kevin Malone, également interviewé par le quotidien new-yorkais dans ce reportage, laisse savoir qu’il n’a lui-même pas encore digéré totalement le déroulement des événements en 1994. À la maison, il tient d’ailleurs dans son bureau une photo de la bague de la Série mondiale qu’auraient pu obtenir les Expos.

«J’étais ami avec les gars qui s’occupaient des bagues de championnat et je les ai rejoints après la saison de 1994. Ils m’ont fait une affiche de ce qui avait été imaginé, a expliqué Malone. Ça me rappelle ce que ç’aurait pu avoir l’air, ce que ç’aurait pu être et ce que ç’aurait dû être.»

«Ce serait plus facile de penser que nous n’étions pas aussi bons que nous le pensions, mais au moins, on aurait voulu avoir une chance. Après, tu peux négocier avec ça, mettre tout ça derrière et avancer. De la façon dont ça s’est passé, ça s’éternise et ça ne s’en va pas.»