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L'UFC est de retour!

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Avec la réouverture de plusieurs États américains, ce n’était qu’une question de temps avant que l’Ultimate Fighting Championship (UFC) revienne à la charge pour la présentation d’un gala. L’organisation de Dana White fera les choses en grand avec trois événements en huit jours à Jacksonville, dont celui du UFC 249 qui se déroulera samedi. 

Le tout se déroulera à huis clos au VyStar Veterans Memorial Arena. Dès leur arrivée en sol floridien, les 24 combattants, qui participeront à la première carte, ont été testés pour la COVID-19.  

Avant cette pause de huit semaines, l’UFC avait présenté un gala au Brésil, le 14 mars, l’un des derniers événements sportifs à avoir été présenté en Amérique. Plusieurs observateurs avaient décrié la décision de Dana White et de ses lieutenants. Ce fut un coup d’épée dans l’eau parce que l’UFC a obtenu ses pires cotes d’écoute depuis fort longtemps lors de cette soirée. 

À ce moment-là, l’organisation américaine avait établi un protocole de sécurité pour tous les intervenants qui avaient pris part à l’événement. On peut s’attendre à ce qu’il soit encore plus serré, même si la région de Jacksonville a été relativement épargnée par la pandémie. 

«C’est sûr que l’ambiance sera différente, a indiqué le poids lourd Francis Ngannou (13-3) lors d’une entrevue avec "Le Journal de Montréal". Se battre dans une salle où on entendra seulement l’écho de ta respiration, le bruit de tes pas et même ton cœur, ça sera étrange. 

«Habituellement, ces éléments sont enterrés par les cris du public. Ça sera bizarre d’expérimenter un truc que je n’ai jamais fait. Je vais m’arranger pour m’adapter à la situation.» 

Tout à perdre 

Samedi, Ngannou, qui est classé numéro 2 chez les lourds de l’UFC, affronte le Surinamais Jairzinho Rozenstruick (10-0), répertorié au sixième rang du même classement. 

«J’ai tout à perdre, a indiqué Ngannou. C’est un combat seulement pour conserver mon classement. Si je l’emporte, ça ne me propulse pas plus haut. Une victoire ne m’apportera rien de plus.» 

Rozenstruick n’est pas l’adversaire que voulait le Français d’origine camerounaise. 

«Je n’ai pas eu le choix d’accepter. Ce n’est pas le combat auquel je m’attendais, a-t-il précisé. Je souhaitais un duel pour le titre, mais c’était trop compliqué à organiser à ce que j’ai pu savoir.» 

Le choc Ngannou-Rozenstruick pourrait donner droit à des feux d’artifice en raison de la force de frappe des deux colosses. 

«On ne peut pas ignorer que ça pourrait être un duel explosif, a souligné l’athlète âgé de 33 ans. Ce que j’espère, c’est que le feu d’artifice sera à sens unique et qu’il sera en ma faveur.» 

Entraînement à risque 

Même si la COVID-19 a frappé à Las Vegas, lieu de résidence de Ngannou, le combattant a trouvé une manière de faire un camp d’entraînement complet. 

«On a dû s’ajuster comme tout le monde, a expliqué le gaillard de 6 pi 4 po et 250 lb. Les deux derniers mois ne se sont pas déroulés dans la normalité. 

«Malgré la situation, je me suis bien entraîné. J’ai pris le risque d’avoir des partenaires d’entraînement et de faire des "sparrings". À compter du moment où j’ai accepté le combat, ça devenait une nécessité. Sans ça, j’aurais refusé de combattre.» 

La finale du UFC 249 sera un combat de championnat intérimaire chez les poids légers entre Tony Ferguson et Justin Gaethje. 

La carte principale du gala UFC 249 sera présentée en direct sur les ondes d’Indigo à compter de 22 h. Les combats préliminaires seront présentés à RDS à compter de 19 h. 

Selon ESPN, la Montréalaise Felicia Spencer croisera le fer avec la championne poids plume Amanda Nunes, le 6 juin, à un endroit indéterminé.