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LNH

Le prochain Artemi Panarin s'en vient

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Avec Alexander Romanov et Ilya Sorokin, l’espoir du Wild du Minnesota Kirill Kaprizov est l’un des trois prometteurs jeunes Russes qui s’apprêtent à débarquer dans la Ligue nationale de hockey (LNH), soit cette saison ou l’an prochain.         

Et s’il faut se fier aux propos du journaliste Igor Eronko, qui travaille pour le média sportif le plus important en Russie, Sport-Express, le prochain Artemi Panarin s’en vient.               

Eronko estime que Kaprizov, qui a amassé 62 points, dont 33 buts, en 57 matchs dans la Ligue continentale de hockey (KHL) cette saison, pourrait avoir un impact semblable à celui qu’a exercé son compatriote à sa première saison avec les Blackhawks de Chicago.         

«Je m’attends à ce qu’il récolte quelque chose comme 60 points l’an prochain, a-t-il prédit lors d'un généreux entretien avec le TVASports.ca. Vous savez, ses décisions sont très, très rapides. Il aime se diriger dans les endroits névralgiques pour marquer des buts.»         

En 2015-2016, Panarin avait empilé pas moins de 77 points avec les «Hawks», mais il avait conjugué ses forces à celles de Patrick Kane. Si Kaprizov met une soixantaine de points au tableau avec le Wild, une équipe moins bien outillée offensivement, il s’agirait d’un exploit pas piqué des vers.        

Et Kaprizov, assure Eronko, est capable de tout faire sur la patinoire.         

«C’est un excellent fabricant de jeu également, a fait remarquer le scribe. Ce n’est pas tout le monde qui lui reconnaît cette qualité. J’ai vu plusieurs de ses matchs avec l’équipe nationale russe. Il jouait avec Evgeny Dadonov et Pavel Datsyuk. Il fallait le voir aller avec ces deux-là pour réaliser son talent de passeur.»         

Lors des séries éliminatoires de la KHL, l’entraîneur-chef du CSKA de Moscou, Igor Nikitin, a d’ailleurs tenté une expérience qui en dit long sur la polyvalence du jeune homme.         

«Il l’a employé au sein du quatrième trio simplement pour avoir une équipe plus équilibrée, a raconté Eronko. Parce que Kirill peut vraiment tout faire à lui seul, il a été utilisé aux côtés de joueurs de soutien et il était quand même efficace. Il tire son épingle du jeu avec n’importe quel compagnon de trio.»         

Grigorenko avec Tortorella...         

Comme Kaprizov, Mikhail Grigorenko a déjà été promis à un brillant avenir dans la Ligue nationale. Sélectionné au 12e rang du repêchage de 2012 par les Sabres de Buffalo, le gros bonhomme n’est toutefois jamais parvenu à prendre son envol dans le meilleur circuit au monde.         

Celui qui soufflera bientôt 26 bougies aura droit à une autre chance après un exil de trois ans dans la KHL. À l’ouverture du marché des joueurs autonomes, son contrat d’un an avec les Blue Jackets de Columbus sera officialisé.        

Est-ce que la deuxième fois sera la bonne pour l’ancien des Remparts de Québec?        

«Il a certainement progressé cette année, mais je crois encore qu’il lui manque la vitesse requise pour être efficace dans la LNH, estime Eronko. C’est pourquoi les Blue Jackets ne lui ont pas consenti beaucoup d’argent [1,2 million $]. Je ne le vois pas s’établir au sein des deux premiers trios. Il ne sera pas le favori de John Torterella, ça, c’est certain.»        

Bien qu'ils aient tous deux été au cœur des succès du CSKA en 2019-2020, on ne peut pas vraiment comparer Grigorenko et Kaprizov. Dans la KHL, le jeu est plus lent, défensif et structuré en comparaison avec la cadence effrénée et chaotique de la LNH. La transition entre les deux ligues risque de donner plus d'ennuis à l'un qu'à l'autre.        

«Avec le CSKA, tu n’as pas besoin de patiner à toute allure en raison du niveau de talent de l’équipe, a fait valoir Eronko. Kaprizov est différent. Chaque présence, il veut prouver qu’il est meilleur que tout le monde. Grigorenko, lui, n’est pas du genre à se précipiter et à forcer les choses...»         

«Il est tout de même polyvalent, de nuancer le journaliste établi à Moscou. Son tir s’est très bien développé. Il marque beaucoup de buts avec des lancers sur réception à partir du cercle droit des mises en jeu.»