Félix Séguin

Quand les Nordiques ont commencé à déranger le CH

Quand les Nordiques ont commencé à déranger le CH

Félix Séguin, TVA Sports

Publié 04 mai
Mis à jour 04 mai

Lorsque les Nordiques de Québec et les Canadiens Montréal se sont affrontés en séries éliminatoires pour la première fois en 1982, tous s’attendaient à une victoire facile des Montréalais. 

Les Canadiens venaient de connaître une saison de 109 points soit 27 de plus que les Nordiques (82). Le Tricolore avait terminé au troisième rang de la LNH derrière les champions en titre, les Islanders de New York, et les talentueux Oilers d’Edmonton.  

En saison régulière, les Canadiens avaient présenté la troisième meilleure attaque de la LNH et surtout la meilleure défensive du circuit. De plus, Montréal venait de terminer au premier rang de sa division pour une 8e année de suite. 

L’équipe avait dans ses rangs Guy Lafleur, Bob Gainey, Larry Robinson, Pierre Mondou, Doug Risebrough, Mario Tremblay, Rod Langway et Doug Jarvis. Des joueurs qui avaient eu un rôle important dans les conquêtes de la Coupe Stanley des Canadiens entre 1976 et 1979. 

Les Nordiques, eux, en étaient à leur troisième année d’existence dans la ligue. Bien qu’appuyés par de bons vétérans comme Marc Tardif (32 ans) et André Dupont (32 ans), ils avaient plusieurs jeunes joueurs avec Peter Stastny (25 ans), Dale Hunter (21 ans), Michel Goulet (22 ans), Réal Cloutier (25 ans) et Normand Rochefort (21 ans). 

En 1981-82, les Nordiques avaient connu des hauts et des bas. Ils étaient au premier rang de la division Adams à un certain moment au mois de novembre. Toutefois, ils ont éprouvé des ennuis en décembre et en mars. 

Même qu’à un moment dans la saison, certains vétérans ont contesté le leadership de l’entraîneur-chef Michel Bergeron qui n’avait que 35 ans à l’époque et qui en était à sa deuxième saison derrière le banc des Nordiques. Cependant, Bergeron a toujours pu compter sur l’appui de son directeur général, Maurice Filion. 

Également, les Nordiques avaient terminé la saison régulière avec huit défaites dans les dix derniers matchs. À cela, vous pouvez ajouter que l’équipe n’avait signé que neuf victoires sur les patinoires adverses. 

Bref, tout laissait croire que la première bataille du Québec serait à l’avantage des Canadiens. 

Cependant, les Nordiques ont dérangé. 

Comme le «p’tit» frère qui bat son grand frère à un jeu pour la première fois. 

Comme une entreprise qui surpasse les profits d’une multinationale pour la première fois dans un trimestre. 

Ou encore comme un boxeur poids plume qui envoie un poids lourd au tapis pour la première fois. 

Cette semaine, TVA Sports présente l’intégralité des cinq matchs de cette série de 1982. 

Vous allez le constater, cette série regorge de moments qui ont établi les bases de la rivalités Canadiens-Nordiques. 

-249 minutes de pénalités dans le match no 4, soit 27 minutes de plus que le match du Vendredi saint. 

-L’ascension de l’ennemi no 1 à Montréal, Dale Hunter. 

-Michel Bergeron, né à Montréal, qui n’est plus le bienvenu dans sa ville natale.