Pete Rose

Crédit : Pierre-Yvon Pelletier / Le Journal de Montreal

Baseball - MLB

Pete Rose aurait triché d'une autre façon

Publié | Mis à jour

Selon un ancien responsable de l’entretien du terrain des Expos de Montréal, le controversé Pete Rose n’a pas frappé une tonne de coups sûrs pour rien, car ses bâtons étaient remplis de liège.

Au cours d’une récente entrevue publiée par le quotidien «Montreal Gazette», Joe Jammer a raconté que le matériel de travail de l’auteur de 4256 frappes en lieu sûr dans le baseball majeur était régulièrement «préparé» à l’intérieur du vestiaire du club visiteur au Stade olympique; Rose a évolué avec les Amours pour une bonne partie de la campagne 1984, au cours de laquelle il a été échangé aux Reds de Cincinnati en août.

«Pete était intelligent et ne voulait pas gérer ça avec le gérant de l’équipement des Expos, John Silverman. Donc, Bryan Greenberg, qui travaillait dans le vestiaire des visiteurs, l’a fait. Celui-ci m’a emmené dans une pièce. Il y avait une porte à la gauche et sous les toiles, il y avait cette machine, a élaboré Jammer, qui est aujourd’hui musicien dans un bar de Londres. Je lui ai demandé à quoi elle servait et il m’a répondu qu’elle était là pour enduire de liège les bâtons de Pete Rose.»

Jammer n’avait pu recevoir l’autorisation d’apporter un des fameux bâtons avec lui.

«Le gars [Greenberg] disait que Rose les fait remplir de liège depuis 20 ans. Il affirmait que personne ne vérifiait, car Rose est un frappeur de simples.»

Souhaitant valider ces informations, le journal montréalais a contacté Greenberg afin d’obtenir sa version des faits. «Je ne peux pas vraiment répondre à ces questions. Je ne peux pas en parler», a-t-il mentionné.

De plus, l’un des représentants de Rose – Ryan Fiterman – a décliné l’invitation de commenter le dossier, précisant que son client n’accorde pas d’entrevue actuellement.

Pas nouveau

Ayant été banni à vie du baseball en 1989 en raison de paris sportifs qu’il a faits au moment où il dirigeait les Reds, l’ex-joueur s’est déjà retrouvé au cœur d’allégations de tricherie.

En 2001, un ami de longue date, Tommy Gioiosa, avait déclaré au magazine «Vanity Fair» qu’il utilisait des bâtons avec du liège lors de la saison 1985 avec les Reds.

Puis, en 2010, le site Deadspin.com a diffusé la photo d’un bâton de l’ancien frappeur gaucher prétendument illégal.