Canadiens de Montréal

L’homme-clé de la série Canadiens-Nordiques de 1982

Publié | Mis à jour

L’ancien attaquant des Canadiens Pierre Mondou se souvient bien de la série de premier tour que l’équipe a perdue aux mains des Nordiques en 1982.  

Les cinq matchs de cette série seront d’ailleurs présentés à TVA Sports cette semaine, le premier étant diffusé ce lundi soir dès 19h.  

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Mondou, qui avait été le meilleur marqueur de la série avec une récolte de sept points, assure que le CH n’avait pas sous-estimé les Nordiques même si la formation montréalaise avait récolté 27 points de plus durant le calendrier régulier.  

«Au contraire, on savait qu'ils avaient une très bonne équipe, a indiqué l’ancien numéro 6, en entrevue à "JiC" lundi. Avec l'addition des trois frères Stastny, Dale Hunter qui était une très bonne recrue, Michel Goulet qui commençait et qui était un très bon joueur, Daniel Bouchard, dans le filet, c'était un vétéran solide de la Ligue nationale, non, on ne les a pas pris à la légère.»   

La fin est bien connue : les Nordiques ont finalement causé la surprise en remportant la série.  

«Selon moi, ce qui a fait la différence, même si on avait assez bien joué pour gagner, c'est Daniel Bouchard dans le filet», a affirmé Mondou.  

Dure, mais légale  

Les Nordiques avaient dû se passer de leur grande vedette, Peter Stastny, après celui-ci eut été frappé durement, mais légalement, lors du premier match par... Mondou. Stastny n’était pas revenu au jeu par la suite contre le CH.  

«Peter c'était un "truck", il était fort, il était tellement solide, s’est rappelé Mondou Pour moi, c'était juste une bonne mise en échec, mais j'imagine que je l'ai frappé exactement à la bonne place. Parce qu'en principe, quand on frappait Peter, c'était nous qui se blessions. Dans les circonstances, on a eu "la main heureuse" là-dessus même si on n'a pas su en profiter.»  

Mondou s’est également rappelé de cet entraînement très dur mené par l’entraîneur Bob Berry après le quatrième match de la série.  

«Je me rappellerai toujours, Réjean (Houle) n’ arrêtait pas de lui dire "on en a assez, on en a assez", a-t-il raconté. Dans sa tête (à Berry), il se disait que ça nous ferait plus patiner. Dans ce temps-là, la différence entre être en forme et fatigué n'était pas aussi bien comprise. Finalement, le lendemain, on sentait qu'on avait moins de jambes. On avait peut-être un peu trop pratiqué.»  

Mais en réalité, le CH de 1982 n’était plus vraiment celui qui avait remporté quatre Coupes Stanley entre 1976 et 1979.  

«Après le départ de Ken Dryden et Jacques Lemaire, Guy Lafleur jouait encore, mais il avait un petit peu modéré même s'il était encore très bon, a expliqué Mondou. Serge Savard aussi était parti cette année-là (en 1981-82). On avait une bonne équipe, mais d'après moi, on n'était pas au niveau qu'on était quand on gagnait nos Coupes Stanley (entre 1976 et 1979).»  

«Serge nous taquinait toujours, moi et Mario (Tremblay), a-t-il poursuivi. Il disait "le Canadien a des problèmes quand il y a Mondou et Tremblay sur le premier trio". Il disait toujours ça en nous taquinant, mais c'est un peu vrai aussi.»  

Voyez l’entrevue dans la vidéo ci-dessus.