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Crédit : PASCAL HUOT/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI

Hockey

Les huit joueurs typiques d’une ligue de garage

Publié | Mis à jour

Les quelque 400 000 hockeyeurs et hockeyeuses des nombreuses ligues de garage du Québec sont en deuil... 

En mars dernier, la COVID-19 a mis fin à leur saison 2019-2020 et ce satané virus menace aussi leur prochaine campagne.  

Afin de rappeler les précieux moments d’une époque qui, espérons-le, ne sera pas révolue, voici le portrait type de huit joueurs que vous reconnaîtrez assurément : 

Celui qui compte ses points 

Inévitablement, il y a toujours un Wayne Gretzky du dimanche qui s’assure que l’arbitre n’oublie pas de fournir la deuxième mention d’aide après qu’un but eut été inscrit. C’est le même gars qui saute sur la feuille de match après la partie afin de voir si le marqueur n’a pas oublié de lui donner ses points. Il connaît généralement son rang dans le classement des pointeurs de la ligne. Malheureusement, il connaît également celui de ses coéquipiers et s’assure toujours de leur dire quand il est au sommet. 

L’ennemi des arbitres 

«Come on Ref!», «Hé l’arbitre, il y a deux équipes sur la glace», «Je l’ai à peine touché» : ces phrases vous disent quelque chose? Elles sont souvent prononcées par le hockeyeur qui a toujours un petit truc à dire sur le travail des officiels. Les arbitres l’appellent par son petit nom et une ou deux fois par année, il se fait expulser d’une rencontre. 

Le barman 

Probablement le joueur le plus important d’une «ligue de bière», le barman est celui qui n’oublie jamais de mettre quelques consommations dans sa poche. Premier arrivé, il est aussi celui qui est le dernier parti après quelques bières dans le stationnement de l’aréna. Ayant toujours de bonnes histoires à raconter, il anime plus le spectacle dans la chambre que sur la glace. 

Le «fashionably late» 

Le cauchemar de tous les gérants d’équipe de ligue de garage. Il arrive tout le temps quand le réchauffement est commencé et parfois, il n’a pas le choix de mettre son équipement sur le banc, parce que la partie est déjà en cours. C’est aussi le gars qui paye régulièrement sa saison en retard et qui oublie d’avertir quand il ne peut pas venir. 

L’équipementier 

Heureusement pour le «fashionably late», l’équipementier a toujours une deuxième paire de gants ou une coquille supplémentaire dans son sac. Il est à l’affût des nouveautés et a probablement payé beaucoup trop cher pour son bâton. 

Le boudeur 

Ce joueur est un peu l’équivalent du nain grognon dans «Blanche Neige et les sept nains». Peu importe la situation, il n’est pas content. La partie est toujours trop tard ou trop tôt, il n’aime pas ses compagnons de trio et il se plaint toujours de ne pas recevoir suffisamment de passes. Il s’agit pourtant souvent de celui qui ne distribue pas la rondelle dans une descente à deux contre zéro... 

L’amoureux 

Incapable de se séparer de sa douce moitié, l’amoureux amène toujours sa concubine pour qu’elle le regarde tenter de déjouer un gardien ayant complété son hockey mineur dans le junior B. Fréquemment, elle passe la grande majorité du match sur son téléphone et lui met de la pression pour qu’il parte rapidement après avoir enlevé son équipement. 

Le DG 

Sans lui, il n’y aurait pas d’équipe. C’est lui qui s’occupe des relations avec la ligue, qui commande les chandails, qui recueille les paiements et qui a la lourde tâche de trouver des remplaçants. Bref, il est le cœur et l’âme de l’équipe, même s’il est continuellement la cible de moqueries.