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Crédit : Joël Lemay / Agence QMI

Canadiens de Montréal

Jordan Harris choisit l'université

Jonathan Bernier

Publié | Mis à jour

Du hockey mineur à la Ligue nationale de hockey (LNH), en passant par les circuits européens, juniors et universitaires, tout le monde se pose les mêmes questions: de quoi aura l’air la prochaine saison et quand se mettra-t-elle en branle ?

Mais pour Jordan Harris, une chose est certaine, si la campagne 2020-2021 a bel et bien lieu, c’est dans l’uniforme des Huskies de Northeastern qu’il évoluera.

La décision du choix de troisième tour du Canadien de Montréal en 2018 était un secret de Polichinelle depuis que son entraîneur, Jim Madigan, avait souligné, sur quelques plates-formes, qu’il serait avantageux pour son défenseur de disputer une troisième saison sous ses ordres.

«Le Journal de Montréal» a tout de même souhaité s’en enquérir auprès du principal intéressé.

«On en a un peu discuté à la fin de la saison, a raconté Harris au cours d’un long entretien téléphonique. Puis, au moment où tout a été annulé, on était sur le point d’amorcer les séries éliminatoires. On a arrêté la décision une semaine plus tard.

«C’est une décision qui a été prise d’un commun accord en discutant avec mon conseiller, ma famille et le Canadien», a-t-il ajouté.

Chaque chose en son temps

Harris, qui célébrera ses 20 ans le 7 juillet, aurait très bien pu faire l’impasse sur le reste de sa carrière universitaire et aller prêter main-forte, dans le pire des cas, au Rocket de Laval. Certains le voyaient même terminer la saison avec Joël Bouchard, avant que la COVID-19 ne paralyse le monde du sport.

Selon Harris lui-même, un saut chez les professionnels, même la saison prochaine, lui ferait peut-être brûler les étapes.

«Je sens que je dois encore améliorer certains aspects de mon jeu et que ce sera plus facile de le faire au niveau universitaire que chez les professionnels. Je veux être plus constant, avoir un meilleur positionnement par rapport à l’adversaire et la rondelle. J’aimerais aussi appuyer l’attaque un peu plus souvent, utiliser mon tir et être une menace», a-t-il énuméré.

C’est d’ailleurs en décochant un tir tout en s’approchant de l’enclave que Harris a marqué le but gagnant du Beanpot (tournoi regroupant les quatre universités de Boston), en deuxième période de prolongation, face à l’Université de Boston, en février dernier.

D’ailleurs, la campagne qui s’est terminée abruptement a vu le gaucher de 5 pi 11 po et 185 lb afficher une belle courbe d’apprentissage. Il a récolté 21 points, dont trois buts, en

33 matchs. Sa progression lui a valu de représenter les États-Unis au dernier championnat mondial junior.

«C’est plaisant de voir que les efforts qu’on met rapportent. Je travaille fort, que ce soit sur la patinoire ou dans la salle de vidéo», a-t-il expliqué.

Plus sollicité

À sa deuxième saison à Northeastern, l’hiver dernier, Harris passait pratiquement la moitié des matchs sur la surface de jeu. Avec le départ de quelques vétérans, Madigan pourrait se tourner encore plus souvent vers lui lors de situations importantes.

«On aura une équipe vraiment jeune, a stipulé Harris. Malgré tout, on aura une belle profondeur puisque les jeunes qui se joindront à notre équipe seront en mesure de contribuer dès leur arrivée.»

Son leadership sera également exploité.

«Je ne veux pas nécessairement être celui qui parle, mais je veux être celui qui montre l’exemple sur la patinoire.»