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Crédit : STEVE MADDEN/AGENCE QMI

Canadiens de Montréal

Incertitude inquiétante pour un espoir du CH

Publié | Mis à jour

L'espoir des Canadiens de Montréal Jayden Struble n’a pas joué de chance à sa première saison universitaire. Avant même d’endosser l’uniforme des Huskies de Northeastern, le défenseur sélectionné au deuxième tour du repêchage de 2019 s’est blessé à l’aine au camp de développement du Tricolore.

Puis, à la mi-février, alors que son équipe s’apprêtait à disputer la finale du Beanpot, tournoi regroupant les quatre formations universitaires de Boston, Struble a subi une vilaine entorse à une cheville.

Résultat, l’arrière de 18 ans n’a disputé que 21 des 34 matchs de sa formation en plus de rater une multitude d’entraînements. En temps normal, on parlerait d’une simple saison à oublier. Struble amorcerait la prochaine campagne sur des bases solides, prenant les bouchées doubles pour reprendre les mois perdus.

Or, rien ne tourne rond depuis la mi-mars. Et tout porte à croire que la normalité ne sera pas au rendez-vous avant la fin de 2020. En raison de ses blessures et de la pandémie, le développement de l’Américain du Rhode Island pourrait grandement être ralenti.

«Si on devait faire une croix sur la prochaine saison, ce serait une lourde perte pour plusieurs joueurs, a reconnu le jeune homme, joint au domicile familial par Le Journal de Montréal. J’ignore ce qui va arriver. Mais il faut qu’on joue quelque part. Sinon, ce ne sera pas bon du tout.»

Ce serait d’autant plus dommage pour Struble, dont les responsabilités allaient être accrues à la ligne bleue des Huskies. Sans compter qu’il espère décrocher un poste avec l’équipe américaine qui participera au prochain championnat mondial junior.

«Encore là, on ignore ce qui nous attend. Tous les camps ont été annulés», a-t-il déclaré.

Confiné à ses patins... à roues alignées

D’ailleurs, la crise a déjà eu des effets néfastes sur sa progression. À l’instar des autres institutions scolaires, l’Université Northeastern a fermé toutes ses installations, qu’elles soient pédagogiques, sportives ou médicales.

Par conséquent, la réadaptation de Struble en a un peu souffert. Suivre un programme de réadaptation à distance n’est pas aussi efficace que rencontrer le physiothérapeute sur une base quotidienne.

«Ça va beaucoup mieux, mais en raison de tout ce qui se passe, je n’ai pas encore pu patiner sur une glace. Alors, je chausse mes patins à roues alignées, a-t-il raconté. En temps normal, je patinerais depuis la semaine dernière. Je suis parti de loin.»

Néanmoins, Struble, considéré comme l’un des meilleurs espoirs du Canadien, s’assure de garder la touche.

«On y va avec les moyens du bord. Même si ce n’est pas l’idéal, il y a quand même moyen de travailler ses feintes, ses tirs, son maniement de rondelle. Je pense même que sur ce plan, la pandémie pourrait être bénéfique pour beaucoup de gars. On aura plus de temps pour travailler sur nos habiletés individuelles.»

Ne dit-on pas qu’il faut savoir sortir le positif d’une situation négative?