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Le message de Georges Laraque n’a pas été entendu

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Prenant visiblement le dessus dans sa lutte contre la COVID-19, George Laraque a mentionné qu’on lui avait refusé de passer un test à l’hôpital au début de la semaine passée, et ce, malgré des symptômes bien présents.  

Ayant souffert de deux pneumonies, l’ancien porte-couleurs du Canadien de Montréal est soigné dans un hôpital depuis quatre jours, mais va mieux. Samedi, il était apparu affaibli et fiévreux, et toussait souvent dans un message en ligne. S’il était toujours intubé dimanche, il s’exprimait avec beaucoup plus d’aisance. Or, il aurait pu obtenir de l’aide bien avant cela s’il avait pu être testé au coronavirus au moment opportun.   

«J’ai commencé à être malade dimanche [le 26 avril], a dit Laraque sur Facebook, ce dimanche. Je suis allé à l’hôpital lundi. Et quand j’ai été à l’hôpital, on n’a pas voulu faire passer le test. J’avais de la fièvre, de la toux, et le médecin m’a dit: "peut-être que tu as la maladie ou peut-être que non, mais tu n’as pas besoin de faire le test." Et moi, je voulais le faire. Ils m’ont fait passer des [radiographies] et renvoyé à la maison.»  

Expliquant qu’il avait notamment fait l’épicerie pour des personnes âgées, Laraque ne comprend pas qu’on lui ait refusé le test. La réponse du médecin à ce sujet lui permet de remettre en doute la volonté d’envoyer les enfants à l’école dès la semaine prochaine et aussi de se questionner sur la capacité du Québec à se déconfiner.  

«Ce que j’ai appris, c’est qu’au Québec, en ce moment, il y a une quantité de tests limitée. Comment est-ce qu’on peut effectuer un retour à l’école sécuritaire? On ne pourra pas tester tout le monde. Alors on met en danger les parents, les professeurs, on met en danger tout le monde.»  

«Je trouve ça ridicule.»  

Ça va mieux  

Asthmatique, Laraque a profité de l’occasion pour faire état de ses récents progrès et les dernières heures ont été plus agréables que celles durant lesquelles il avait commencé à éprouver des symptômes.  

«Hier, j’ai passé une première soirée sans faire de fièvre, ce qui est une première étape importante pour moi. Juste de pouvoir dormir six heures de suite sans me réveiller, je suis super content. Je vais vraiment vers le bon chemin.»  

Celui qui a disputé 695 matchs dans la Ligue nationale somme malgré tout les gens à prendre la situation au sérieux. L’athlète était en effet en très bonne forme il y a très peu de temps et s’entraînait pour un marathon. Il a pourtant été frappé de plein fouet par la maladie.  

«Ceux qui pensent que ce sont des complots du gouvernement, je vous confirme que c’est assez sérieux. Pognez-le pas [le virus], ça fait mal en crime», a prévenu Laraque.