LNH

Un incendie, une main cassée, et la coupe Stanley

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L’ancien défenseur du Lightning Dan Boyle a traversé un nombre important d’embûches pour remporter la Coupe Stanley avec la formation floridienne en 2004, et pas seulement sur la patinoire. 

«J’ai joué trois séries avec une main cassée et durant la finale, après le premier match, ma maison a passé au feu, a-t-il raconté, jeudi soir, en entrevue à "Dave Morissette en direct". J'ai passé le reste de la finale dans un hôtel. Brad Richards, on était de la même taille alors je lui avais emprunté du linge, parce que je n'avais aucun "suit", ça avait tout passé au feu.» 

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Le Franco-ontarien qui a maintenant 43 ans a eu sa part de succès dans une carrière qui comporte plus de 1000 matchs dans la LNH. Il n’y aura cependant rien pour s’approcher de la Coupe Stanley. 

«J'ai eu la chance de gagner la médaille d'or avec le Canada aussi et je me fais souvent demander lequel est deux est le plus important, mais pour moi, c'est la Coupe Stanley, a-t-il admis. Jouer avec ces gars-là pendant huit, neuf mois, avec tout ce qu'on a traversé, les blessures, les haut et les bas. Je pense qu'il n'y a rien qui se compare à gagner la Coupe Stanley. C'était un moment spécial dans ma vie.» 

Boyle a rendu hommage au directeur général de l’équipe à l’époque, Jay Feaster, qui avait su monter un bon mélange de jeunes talents comme Vincent Lecavalier ou Brad Richards et de vétérans comme Dave Andreychuk et Tim Taylor. 

«On avait beaucoup de gars comme moi et Martin (St-Louis), Cory Stillman, Darryl Sydor, des gars de "deuxième chance", a ajouté Boyle. Le mélange de tous ces joueurs-là en était un bon.» 

L’entraîneur de l’équipe John Tortorella, «n'était pas un homme facile pour lequel jouer», a souligné Boyle. 

«Mais si tu travailles fort, tu vas avoir ta chance, a-t-il ajouté. C'est un gars qui sait où est le talent, c'est sa force.» 

«Les gars comme moi et Martin, on va toujours le remercier parce qu'un an et demi avant, je n'étais même pas dans la ligue», a-t-il rappelé. 

Le point tournant de la finale, selon Boyle, fut le sixième match, que le Lightning est allé remporter en prolongation à Calgary. 

«Tout le monde dans la chambre, on savait que si on gagnait ce match et qu'on retournait à Tampa pour la septième, on était pour gagner», s’est-il souvenu. Ce septième match a d’ailleurs été présenté à TVA Sports, jeudi soir, dans le cadre de la semaine des Québécois qui soulèvent la coupe Stanley. 

Enfin, l’ex-numéro 22 s’est aussi souvenu du soutien particulier de... Hulk Hogan, lors des séries de 2004. 

«Quand est venu le temps de faire la photo d'équipe qu'on voit chaque année, Hulk a essayé de rentrer dans le portrait, il a fallu le sortir!» 

Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.