Alouettes de Montréal

La LCF cherche un échange de bons procédés

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La Ligue canadienne de football, qui s'attend à essuyer d'importantes pertes en 2020 en raison de la crise de la COVID-19, chercherait davantage à établir un partenariat avec le gouvernement fédéral plutôt que de simplement lui demander de l'aide financière.

C'est ce qu'a voulu clarifier le président des Alouettes de Montréal, Mario Cecchini, jeudi, en entrevue à «JiC», deux jours après que le commissaire de la LCF, Randy Ambrosie, eut suggéré que le gouvernement Trudeau lui remette un premier montant de 30 millions $.

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«Essentiellement, il ne faut pas voir ça comme de l’aide, a suggéré Cecchini. C’est du "cash flow" immédiat, c’est comme payer à l’avance, si on veut. Parce que ce qu’on offre, nous, c’est un échange de publicité, de visibilité, de commandite, dans les stades ou dans nos événements.»

«C’est vraiment un retour, on n’est pas là avec la main tendue, à dire au gouvernement "on veut de l’argent et rien ne vous donner en retour", a-t-il poursuivi. Ça, c’est important que ce soit bien cerné.»

Il a été évoqué, mardi, qu’en cas d’annulation complète de la saison 2020, la LCF aurait besoin de 150 millions $ pour combler l’ensemble de ses pertes. Parce que cela signifierait que la ligue et les équipes n’auraient aucun revenu ou presque entre novembre 2019 et juin 2021.

«Ce serait une façon de faire le pont, et après, le gouvernement aurait, dès qu’on va recommencer à jouer, toute sa visibilité», a précisé le président des Alouettes. 

Le premier ministre, Justin Trudeau, a indiqué que son gouvernement regardait effectivement quelle aide il pourrait apporter à la LCF.

Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.