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La triste et difficile réalité des équipes junior

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L’annonce de l’annulation complète de la saison régulière et des séries éliminatoires dans la Ligue de hockey junior du Québec a miné le moral de plusieurs personnes gravitant autour du circuit.     

Certains ont toutefois eu plus de mal à accepter la nouvelle que d’autres.       

Le hockey junior étant ce qu’il est, une équipe peut parfois avoir besoin de sept, ou même huit saisons avant d’atteindre le niveau requis pour espérer disputer un championnat.    

À Chicoutimi, les Saguenéens semblaient justement destinés à connaître un long et concluant printemps, après plusieurs années de vaches maigres.   

Mais la COVID-19 est venue bousiller les plans de l’entraîneur Yannick Jean et de ses talentueux troupiers.    

Près d’un mois plus tard, les gens du Saguenay l’ont encore sur le cœur.    

En entrevue à l’émission «JiC», Michel Boivin, un ancien actionnaire de l’équipe, avoue que la nouvelle a été plutôt difficile à digérer.    

«L’aréna était plein juste avant que ça ferme. On s’attendait à un long printemps, mais les gens devront peut-être attendre un autre trois ou quatre ans avant de revivre ça...»   

Des pertes douloureuses    

Si l’annulation de la saison fait mal au moral, elle donne également un très dur coup au portefeuille des équipes junior. Après tout, trois ou quatre rondes éliminatoires offrent de généreux revenus supplémentaires aux formations qui parviennent à se rendre aussi loin.    

Monsieur Boivin le confirme de façon assez claire.    

«Les gens voient le hockey junior comme une ligue où les arénas sont constamment pleins. Mais ce n’est pas ça. 90% du temps, en septembre, en octobre ou en novembre, l’aréna est vide. Tu ne peux pas, avec seulement 1000 personnes dans l’édifice, vivre de façon convenable. Les équipes doivent voyager au Cap-Breton, payer l’équipement, les employés, les hôtels, la nourriture... C’est difficile.»   

Voyez, dans la vidéo ci-dessus, l'entrevue complète de Michel Boivin.