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Ski et planche

La grande soeur n’est jamais bien loin

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Étudiante en médecine à l’Université de Montréal, l’ancienne skieuse acrobatique Maxime Dufour-Lapointe n’a pas encore l’option d’aller directement au front comme Laurent Duvernay-Tardif ou Joannie Rochette, mais elle fait également sa part en cette période de pandémie de coronavirus.

«C’est sûr que je me sens concernée, je suis assez occupée, mes cours se poursuivent jusqu’au 5 juin et je continue de participer à plusieurs activités avec mes soeurs, dit la femme de 31 ans, qui a pris sa retraite de la compétition en 2018. Avec notre mère qui demeure une personne à risque, je ne veux pas trop m’exposer non plus. J’essaie de contribuer autrement.»

En plus de veiller sur maman Johane, frappée par le cancer au cours des dernières années, Maxime partage notamment le titre de marraine de l’organisme Fillactive avec ses soeurs Chloé et Justine. La mission principale: amener les adolescentes à être actives. Une autre façon de contribuer à la santé de la population.

Ce sera d’ailleurs une journée de célébration pour Fillactive, ce jeudi 30 avril, avec une session d’entraînement en ligne en fin d’après-midi. Ce grand rassemblement virtuel, auquel participeront aussi Sophie Grégoire Trudeau et la patineuse artistique Tessa Virtue, viendra couronner les efforts déployés dans la dernière année par les participantes inscrites par le biais de leur école.

«Quand tu t’entraînes et que ça te tente un peu moins, c’est là que ton entourage peut devenir important», soulève Maxime qui, avec Fillactive, est en quelque sorte devenue la grande sœur de bien des adolescentes au Québec.

Danser en faisant le ménage

Pour Chloé et Justine, Maxime représente également une bonne conseillère à bien des niveaux, mais la grande sœur prend soin de les qualifier d’«athlètes matures et accomplies».

En cette période de confinement, Justine convient pourtant qu’il peut sembler plus difficile, et pas seulement pour les jeunes adolescentes, de garder la forme ces jours-ci. À ce niveau, la plus jeune des sœurs Dufour-Lapointe l’a elle-même constaté au cours des dernières semaines, même si, techniquement, elle a droit à une période de repos au terme de sa saison de ski.

«Je suis en vacances, mais il y a des jours où c’est plate et je veux bouger, même si je n’ai pas nécessairement le goût de m’entraîner, dit-elle. Dans ce temps-là, je mets de la musique pour faire mon ménage et pour passer la balayeuse. C’est aussi bon pour ma santé mentale.»

Avoir du plaisir

Si Justine a surtout épousseté au rythme de «Dua Lipa» récemment, elle recommande aux jeunes filles de mettre leur propre musique préférée pour bouger.

«Et pas besoin de faire le ménage absolument, tu peux juste mettre de la musique et danser, précise-t-elle en riant. Quand on incite les adolescentes à bouger, c’est pour qu’elles le fassent avec plaisir. On veut que ça devienne un mode de vie.»

«L’important, c’est de trouver des trucs simples et variés, complète Chloé. Ça peut juste être d’aller dehors et s'étirer, faire de la corde à danser. C’est parfois plus facile de se dire “je vais jouer” au lieu de “je vais m’entraîner”.»