Impact de Montréal

Thierry Henry reste évasif

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Thierry Henry participait mardi après-midi à la conférence de presse hebdomadaire de la Major League Soccer et il était de fort belle humeur. 

Portant une barbe beaucoup plus longue, l’entraîneur-chef de l’Impact a répondu généreusement aux questions pendant trois quarts d’heure.  

Henry a d’abord vanté la façon de gérer la crise par les autorités canadiennes et québécoises. 

«À jamais je resterai attaché à cette ville parce que je vis ça ici. Depuis que je suis ici, le pays et le premier ministre ont tout fait pour que tout se passe bien et que la situation soit gérée de façon calme.» 

Il a également maintes fois souligné le boulot des travailleurs du milieu de la santé. «Quand tu vois comment les employés de première ligne travaillent, tu te sens petit.» 

Retour 

Henry est resté évasif quant à un éventuel retour au jeu, ce qui n’est encore qu’un espoir pour le moment. 

«La ligue est en train de travailler durement pour avoir la meilleure formule quand on va reprendre, si on reprend. Le commissaire, avec son équipe, recherche la meilleure solution et nous, on doit s’adapter. On répondra présent, peu importe la solution.» 

L’entraîneur-chef du Bleu-Blanc-Noir a par ailleurs refusé de se prononcer sur de possibles mesures afin de mitiger les conséquences d’un calendrier condensé sur les joueurs. 

«Quand la ligue aura trouvé une solution, nous, on appliquera les règles.» 

Frustration 

Même s’il était dans de très bonnes dispositions, Henry ne cache pas qu’il éprouve une certaine frustration. 

«En tant qu’entraîneur, ce qui est irritant, c’est de ne pas savoir quand nous pourrons être de retour. 

«Ce n’est pas toujours facile pour les joueurs de rester motivés. Quand tu es compétiteur, tu continues de travailler et de t’entraîner, mais ce n’est pas évident de ne pas savoir quand le retour se fera.» 

Il s’en remet donc à la bonne foi de ses hommes et à leur volonté d’être prêts physiquement. 

«La confiance est un concept-clé, puisqu’il faut avoir confiance que les joueurs feront ce qu’ils ont à faire afin d’être prêts quand nous pourrons reprendre le travail.» 

«En attendant, le préparateur physique Jules Gueguen a un travail énorme à faire» 

Comme tout le monde 

Henry a insisté sur l’importance de respecter les consignes et même si sa famille est en Europe, il a ramené la situation à l’échelle globale. 

«C’est un problème mondial, nous faisons tous partie d’un grand pays en ce moment. J’essaie de parler ma famille le plus souvent possible afin de m’assurer que tout le monde va bien.» 

Au moins, il a quitté l’hôtel et peut profiter de sa résidence au maximum. 

«Je me lève, je m’entraîne, je cuisine, je relaxe un peu, je m’entraîne à nouveau, je regarde un match, puis je cuisine encore. J’ai l’impression de devoir nettoyer la maison toutes les deux minutes parce que je cuisine tellement plus qu’à l’habitude.»