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La revanche des «petits» défenseurs

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En 1988-1989, Brian Leetch avait terminé au sommet des marqueurs chez les recrues grâce à 71 points en 68 rencontres avec les Rangers de New York. Depuis ce jour, aucun défenseur n’a dominé la colonne des pointeurs chez les recrues.  

Plus de 30 ans après la mémorable première saison du défenseur rouquin des Rangers, Quinn Hughes et Cale Makar se retrouvaient dans une lutte pour le premier rang des marqueurs chez les recrues. Au moment de l’interruption de la saison le 12 mars dernier dans la Ligue nationale de hockey (LNH), il y avait deux défenseurs en tête de ce classement.     

Hughes avait déjà amassé 53 points (8 buts, 45 aides) en 68 matchs avec les Canucks de Vancouver, alors que Makar avait récolté 50 points (12 buts, 38 aides) en 57 matchs avec l’Avalanche du Colorado. Dominik Kubalik, un ailier avec les Blackhawks de Chicago, suivait avec 46 points.  

À la fin de la saison, le gagnant du trophée Calder devrait se jouer entre Hughes et Makar. Le défenseur droitier de l’Avalanche aurait eu une bonne longueur d’avance s’il n’avait pas visité l’infirmerie pour deux semaines au mois de décembre et une semaine en mars.  

La nouvelle réalité du hockey  

Les dirigeants de la LNH ont invité Hughes, Makar et Adam Fox pour une vidéoconférence lundi après-midi. Il s’agissait des trois meneurs pour les points parmi les défenseurs de première saison dans la LNH. Fox, un jeune arrière des Rangers, connaissait aussi une très bonne année avec 42 points en 70 matchs.  

Dans une statistique qui aurait été invraisemblable en 1982 ou 1997, les trois défenseurs ne mesurent pas 6 pieds. Hughes est le plus petit à 5 pi et 10 po, alors que Makar et Fox font 5 pi et 11 po.  

«Il y a une nouvelle génération de défenseurs, a rappelé Makar. Nous sommes plus petits mais mobiles. Nous avons des physiques comparables les trois. Le hockey passe plus par les agilités aujourd’hui.»  

«Nous sommes chanceux, nous nous retrouvons à une bonne période pour les petits défenseurs, a renchéri Hughes. Nous avons toujours compté sur des entraîneurs qui croyaient en nous.»  

Une chute libératrice  

Fox, qui a passé trois ans avec le Crimson de l’Université Harvard, a évoqué le premier moment où il a réalisé qu’il appartenait maintenant à la LNH. Si, la majorité du temps, un jeune joueur rappelle un jeu où il s’est fait déstabiliser par une feinte ou culbuter par une percutante mise en échec, le défenseur des Rangers a raconté une histoire concernant une cérémonie d’avant-match.  

«J’ai joué mon premier match au Madison Square Garden, c’était l’ouverture de notre saison. À la présentation des joueurs, Lias Andersson sautait sur la patinoire juste avant moi. Il a trébuché dans un câble pour une caméra. Il m’a permis de me calmer. Je me disais que je ne pouvais faire pire. Je dois remercier Lias!»  

Les trois recrues ont aussi fait plaisir aux partisans du Canadien de Montréal lors de cette période de questions en disant que le tir qu’ils craignaient le plus bloquer était celui de Shea Weber.