Éric Martel-Bahoeli

Crédit : Photo courtoisie

Boxe

Un motivant mouvement lancé par un ex-boxeur

Publié | Mis à jour

Les adeptes de course à pied se multiplient depuis la mise en place des mesures de confinement à travers le Québec. 

Grâce à la magie de Facebook, l’ancien boxeur Éric Martel-Bahoeli a réuni virtuellement une communauté de sportifs qui se poussent à se dépasser quotidiennement en enfilant leur paire d’espadrilles.

La formule est simple, mais ô combien efficace en ce temps de pandémie. 

Martel-Bahoeli a créé le groupe « Les kilomètres de l’espoir » sur le populaire réseau social dans le but de permettre aux citoyens, quel que soit leur niveau de forme, de partager leur exploit sportif du jour. 

Course à pied, jogging ou marche, l’initiative sert surtout à se garder motivé à pratiquer une activité physique alors que les possibilités sont actuellement limitées.

« Le monde se motive et il n’y a pas de compétition. J’ai commencé à mettre mes sorties en course sur ma page personnelle et un de mes chums m’a dit que je devrais créer un groupe. Actuellement, il y a beaucoup de gens qui vivent de l’anxiété et des difficultés à la maison. Avec un petit jogging, tu es plus zen par la suite. C’est positif et le monde y trouve leur compte », racontait l’ancien champion canadien qui a lui-même couru 5 km pendant 20 jours consécutifs au début de la crise.

Retour à plein temps

La plupart des membres du groupe accompagnent leur publication d’un message de solidarité dont les effets sont instantanés sur le reste de la bande, a constaté Martel-Bahoeli de manière non scientifique. Ils étaient plus de 450, vendredi.

« L’être humain étant comme il est, en voyant ce que les autres font, tu te compares toujours un peu. Certains se sont mis des objectifs plus hauts, ont baissé leur temps ou ont augmenté leur fréquence [...] Plus il y aura de monde, plus ce sera motivant. Certains vont faire leur petit jogging avec leurs enfants, c’est hot de voir ça », a-t-il renchéri.

Puisque ses contrats de préparateur physique sont sur pause, notamment avec le programme en sport-études hockey de l’école secondaire Cardinal-Roy, Martel-Bahoeli a recommencé à travailler à plein temps comme agent d’intervention au Centre jeunesse de Québec.

Des jeunes compréhensifs

L’établissement a instauré plusieurs mesures pour éviter la contamination entre les adolescents de 12 à 18 ans qui vivent entre ses murs, consignes qui sont suivies sans trop de problèmes jusqu’à maintenant selon l’ancien boxeur.

« Le monde devient plus solidaire dans des périodes comme ça et c’est encore plus vrai pour les jeunes. Ils sont compréhensifs. Ça se passe bien et ils coopèrent bien. Ils sont déjà assez stressés de l’avoir, alors ils font bien ça.

« Les jeunes ne peuvent plus sortir à l’extérieur du centre, seulement dans les cours intérieures. Ils doivent respecter la distance de 2 m et pour les dîners et les soupers, ils ne peuvent pas être l’un à côté de l’autre. Ça a demandé beaucoup d’ajustements », a-t-il expliqué.