LNH

Un obstacle colossal complique la reprise du sport

Un obstacle colossal complique la reprise du sport

Renaud Lavoie

Publié 24 avril 2020
Mis à jour 24 avril 2020

Comme vous le savez, les différentes ligues professionnelles, qui ont été forcées de suspendre leurs saisons, tentent par tous les moyens de reprendre leurs activités.

En raison de la pandémie, il est évidemment impossible de prendre des décisions sans qu’elles soient approuvées par les différentes instances sanitaires. 

Voyez, dans la vidéo ci-dessus, mon intervention du jour à l'émission «JiC».

On sait qu’aux États-Unis, le président Donald Trump a déjà eu deux réunions téléphoniques avec les différents commissaires des ligues professionnelles. L’objectif n’était pas seulement d’épater la galerie. Il leur a aussi demandé de mettre en place un plan précis de retour. Ce plan doit absolument être approuvé par le gouvernement et particulièrement par les responsables de la santé publique. 

On sait déjà que l’objectif de la LNH est de trouver un minimum de quatre villes où la saison pourrait être conclue, et ce, à huis clos. Une première mauvaise nouvelle est cependant arrivée hier dans ce dossier, alors qu’Edmonton, qui avait été identifiée comme l’une des quatre villes hôtes potentielles, n’est plus dans le portrait. Le ministère de la santé de l’Alberta a interdit tous les rassemblements de plus de 15 personnes d’ici le 31 août. Pas besoin de vous dire qu’il sera difficile d’avoir des matchs de hockey à huis clos avec moins de 15 personnes.

La deuxième mauvaise nouvelle maintenant. Les ligues professionnelles ont beau présenter le meilleur plan possible aux instances sanitaires pour relancer leur saison, il y a un point qui est hors de leur contrôle: pourra-t-on avoir assez de tests (chaque personne devra être testée au moins une fois par semaine) disponibles pour s’assurer que les joueurs et les membres du personnel des équipes ne sont pas atteints du coronavirus ? La réponse, présentement, est non.

Ceci, m’a confirmé le commissaire-adjoint de la LNH, Bill Daly, va représenter le plus gros défi des ligues professionnelles qui veulent reprendre leurs activités.

Bref, même si un certain espoir s’est fait sentir cette semaine, il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Les embûches sont nombreuses avant de croire que le sport professionnel reviendra en juillet.