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Crédit : Photo courtoisie, USA Today Sports

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«Ça n’aurait pas été bon pour mon mariage»

Publié | Mis à jour

Bobby Ryan a été accueilli en véritable héros à Ottawa après une pause de quelques mois qui lui a permis de remettre de l’ordre dans ses pensées.

Aux prises avec des crises de panique et des problèmes de consommation d’alcool, l’attaquant des Sénateurs n’a pas foulé les patinoires de la Ligue nationale de hockey entre le 16 novembre et le 25 février.

Le 27 février, il a livré une performance mémorable en inscrivant un tour du chapeau face aux Canucks de Vancouver, à domicile. L’ailier ne veut plus visionner les images de cette soirée incroyable puisqu’elles le replongent dans un état très émotionnel.

Dans un bien meilleur état d’esprit malgré le confinement, il est d’avis qu’il a appris de ses moments plus difficiles pour bien faire face à la crise de la COVID-19 qui sévit présentement.

«Ç’aurait été dur de s’en sortir maintenant si je n’avais pas été chercher de l’aide au début du mois de décembre, a-t-il confié au réseau TSN, jeudi. Je ne pouvais pas imaginer être isolé avec ma famille. Ça n’aurait pas été bon pour mon mariage, parce que je n’étais pas dans de bonnes dispositions.»

«L’une des choses que j’ai finalement apprises lors des quatre derniers mois et demi, c’est qu’il y a peu de choses que tu peux contrôler. Ce qu’il y a à l’extérieur de mes limites se passera quand même, a poursuivi l’Américain. Il faut essayer de rester dans cette bulle. Je ne peux contrôler la situation. Je ne peux contrôler que mes pensées.»

Traversée in extremis

La famille Ryan a eu de la chance de pouvoir se rendre en Idaho, là où elle réside pendant la crise, puisqu’elle a croisé la frontière lors de la dernière journée où les transits non-essentiels étaient permis entre le Canada et les États-Unis, à la fin du mois de mars.

Le vétéran dit toutefois avoir eu peur de transmettre le virus à sa famille, lui qui avait été à bord d’un vol qui le ramenait lui et ses coéquipiers d’un séjour en Californie. Rappelons que cinq joueurs et un membre du personnel des «Sens» ont été testés positif à la COVID-19 par la suite.

Avant de retrouver ses proches, le joueur a tout de même dû s’isoler quelques temps à Ottawa. «Nous savions que nous étions exposés dans cet avion, a-t-il mentionné. Mais je me suis rendu à la maison en santé. [...] Je me suis un peu senti comme un mauvais parent en allant chez moi tout de suite après avoir débarqué de l’appareil.»

Heureusement pour toute la famille, personne n’a reçu de diagnostic positif et les deux enfants du couple, âgés de 2 et de 4 ans, sont en parfaite santé.

À 33 ans, Ryan est d’avis qu’il devra commencer à se préparer pour la prochaine saison plus tôt que tard. Si l’action reprend lors de l’été, les Sénateurs ne sont pas assurés de sauter sur la glace, eux qui étaient bien loin d’une place en séries éliminatoires au moment de la pause.