Canadiens de Montréal

Nick Suzuki en veut plus

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Les espoirs de voir le Canadien se qualifier pour les séries éliminatoires auraient beau être minces, cela n’empêche pas Nick Suzuki de souhaiter que la LNH termine la saison 2019-2020. 

«Je pense que tous les joueurs le souhaitent. Ce serait bizarre de ne pas être en mesure de le faire. On veut toujours terminer ce que l’on commence», a fait savoir l’attaquant dans le cadre d’une téléconférence.   

Terminer la campagne voudrait également dire conclure ce qui fut une saison remplie de succès pour l’Ontarien. Au moment où la saison fut suspendue, il occupait le cinquième rang des pointeurs de l’équipe. Parmi les recrues de la Ligue nationale de hockey (LNH), ses 41 points lui conféraient le sixième rang. 

«La transition est énorme quand on arrive directement du junior. J’ai connu un lent départ, particulièrement en attaque. J’observais un peu trop. Mon premier but (à son 7e match) m’a donné confiance et m’a enlevé une tonne de pression de sur les épaules. J’ai compris que j’appartenais à la LNH», a lancé l’athlète de 20 ans. 

Tout près de Koivu 

D’ailleurs, Suzuki pointe à un rang plus qu’intéressant chez les recrues de la glorieuse histoire du Canadien. Ses 41 points le placent au 23e rang et constituent le plus haut total chez les joueurs de première année du Tricolore depuis les 63 de Michael Ryder, en 2003-2004. 

En disputant les 11 matchs restant au calendrier, il pourrait pratiquement gravir une dizaine d’échelons. Au passage, il pourrait devancer Valeri Bure (42 points) et Saku Koivu (45 points), les deux seuls autres recrues du Canadien (à part Ryder et Suzuki) à avoir franchi le plateau des 40 points au cours des 34 dernières années. 

«Il y a eu tellement de bons joueurs au sein de cette concession. C’est plaisant de voir son nom se retrouver parmi certains d’entre eux, a-t-il indiqué. Chaque fois que je me présente à mon casier, au Centre Bell, il y a la photo de Patrick Roy qui me regarde. Tous ces membres du Temple de la renommée et tous ces anciens capitaines qu’on a rencontrés, c’est impressionnant. Je veux faire partie de la culture gagnante de cette organisation.» 

N’eut été le passage à vide dans lequel il se trouvait le 12 mars (un point en neuf matchs), il occuperait déjà un rang plus avantageux. À l’époque, Claude Julien avait affirmé que son protégé avait «frappé un mur», ce que le principal intéressé a refusé de reconnaître, mardi après-midi. 

«Oui, j’ai connu une petite léthargie, mais j’ai le sentiment que je jouais suffisamment bien pour obtenir des points, a-t-il soutenu. La rondelle ne voulait simplement pas rentrer. Ce sont des choses qui arrivent au cours d’une saison. Je n’ai jamais senti que je frappais un mur ou quelque autre forme de fatigue.» 

L'équipe d'abord 

Que ce soit le cas ou non, et que la saison reprenne ou non, Suzuki peut patienter accompagné du sentiment du devoir accompli. Il a évolué à un point tel que Julien et ses adjoints n’ont pas hésité à lui donner des responsabilités supplémentaires en cours de route. 

«Je savais qu’il y avait de bons vétérans et de bons jeunes qui revenaient. J’avais quand même espoir de me tailler une place avec l’équipe. Au camp, je me suis dit que je profiterais de toutes les occasions qu’on me donnerait», a-t-il indiqué. 

«J’ai fait l’équipe et, en cours de saison, on m’a utilisé en supériorité numérique. Avoir été en mesure d’accomplir les mandats qu’on m’a confiés, ça me comble sur le plan personnel. Par contre, j’aurais aimé qu’on récolte un peu plus de victoires.» 

À ce sujet, et quoiqu’il en pense, il serait difficile de lui faire porter une partie du blâme.