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Canadiens de Montréal

CH: «Il peut voler des matchs à lui seul»

Publié | Mis à jour

Les Canadiens se sont entendus, mardi, sur les termes d’un contrat d’une saison d’une valeur de 700 000$ avec le gardien russe Vasili Demchenko.    

Au moment où cette signature a été annoncée, plusieurs se sont demandé si le CH avait enfin trouvé un digne auxiliaire à Carey Price.       

Bien sûr, la réponse est entre les mains de Demchenko et il faudra attendre jusqu’au prochain camp d’entraînement avant de pouvoir se faire une opinion.    

En attendant, question d’en savoir plus sur la nouvelle acquisition du Tricolore, le TVASports.ca a contacté Francis Paré, qui a disputé deux saisons (2014-2015, 2015-2016) au sein du même club que Demchenko en KHL. Les deux joueurs s’alignaient alors pour le Traktor de Chelyabinsk.   

Le Québécois, à qui on apprenait la nouvelle, s’est d’abord montré très heureux pour son ancien coéquipier.    

«Es-tu sérieux? Wow! Vraiment content pour lui!», a-t-il lancé d’emblée.    

Plusieurs éloges    

Lorsqu’on lui demande de nous décrire la dernière prise de Marc Bergevin, Paré nous sert cette réponse.    

«Ce n’est pas un gros gardien, mais c’est un gars qui va se battre pour chaque rondelle. Il est rapide et a de très bonnes jambières. Pour avoir joué avec lui, je vous confirme qu’il peut voler des matchs à lui seul. Et pour avoir joué contre lui, je peux aussi vous dire qu’il est excellent pour rentrer dans la tête de ses adversaires. C’est un passionné.»   

Pour illustrer à quel point il portait Demchenko en haute estime, Paré a ensuite plongé quelques instants dans ses souvenirs.    

«Quand je jouais avec Vasili, notre autre gardien était Pavel Francouz (aujourd’hui avec l’Avalanche). Honnêtement, nous n’avions vraiment pas un gros club. Mais ces deux-là nous permettaient vraiment de compétitionner pour chaque partie, même contre les meilleures équipes de la ligue.   

«Je ne dis pas qu’il va prendre la place de Carey Price, mais c’est sûr et certain qu’il va compétitionner. Évidemment, il aura besoin de quelques matchs pour se familiariser avec les petites patinoires, mais il est extrêmement intelligent et il saura s’ajuster très rapidement.»   

Un numéro deux qui accepte son rôle?    

L’entraîneur des gardiens du CH, Stéphane Waite, le disait sur nos ondes il y a quelques semaines : il est très difficile d’attirer des gardiens à Montréal, car ceux-ci doivent comprendre qu’ils ne seront pas devant le filet plus souvent que Carey Price. Plusieurs des portiers approchés par le Tricolore ne sont pas prêts à accepter d’office le rôle de second violon et refusent donc de s’engager à Montréal.    

Mais qu’en est-il de Demchenko?    

«Quand je jouais avec lui, il évoluait derrière Francouz. Tu voyais qu’il n’était pas content quand il ne jouait pas, mais ce n’est pas un gars qui fait des vagues. Il n’aime pas le drame. Il a une super éthique de travail. S’il tombe numéro deux à Montréal, il va accepter son rôle et je suis convaincu qu’il se fera apprécier de ses coéquipiers très rapidement.    

«Pour un joueur, il n’y a rien de pire que de voir un gardien qui boude devant son filet lors des pratiques. C’est tellement frustrant! Mais Demchenko, vous allez voir, va vraiment vouloir bien faire pendant les entraînements.»   

Vasily Demchenko, l’homme    

Sur la patinoire, Demchenko semble tout faire pour exceller, selon Paré.    

Mais comment est-il hors de la glace?    

«C’est sûr qu’il est mauvais perdant et qu’il est spécial... C’est un gardien!», lance Paré en riant.   

«Plus sérieusement, quand j’ai joué avec lui, on s’est toujours très bien entendus. C’est un gars très terre-à-terre. J’ai juste de bons mots à dire sur lui.»