SPO-SOCCER-VANCOUVER

Crédit : TVA SPORTS/AGENCE QMI

MLS

Crépeau: un mal pour un bien

Publié | Mis à jour

Maxime Crépeau attendait la saison 2020 de la Major League Soccer (MLS) avec impatience.  

Au lieu de ça, il ronge actuellement son frein même s’il avoue qu’il y a bien pire endroit que Vancouver pour vivre un confinement.  

Le gardien de 25 ans, seul Québécois à évoluer dans la MLS à ne pas porter les couleurs de l’Impact de Montréal, avait raison de vouloir affronter la nouvelle saison. Après avoir disputé seulement trois rencontres en MLS en cinq années avec l’Impact entre 2013 et 2017, il a disputé 26 des 34 matchs des Whitecaps à sa première année avec l’équipe de la Colombie-Britannique, en 2019. 

«C’est une année de confirmation pour moi parce que j’ai eu une opportunité l’an passé avec un contrat de quatre ans. C’est sûr que c’est frustrant parce qu’on perd une année, entre guillemets, mais on réalise l’ampleur de la chose (la pandémie) parce que c’est mondial, explique-t-il. C’est quelque chose de particulier qu’on ne vivra pas souvent, j’espère.» 

L'homme de la situation 

En 2018, Crépeau a joint le défunt Fury d’Ottawa de l’USL en vertu d’un prêt de l’Impact. Il n’a plus jamais remis le chandail bleu-blanc-noir. 

Il en a profité pour disputer 31 matchs, mais surtout pour amasser 15 blanchissages, ce qui a attiré l’attention des Whitecaps. 

Crépeau n’a jamais cessé de croire en lui et il est évident que son année dans la capitale nationale lui a permis de faire le plein de confiance. 

«Ce n’était pas de l’arrogance, je savais très bien ce que je pouvais faire sur le terrain. C’était juste une question de confiance et de jouer. Pour un gardien, la confiance est énorme et ce n’est pas un cliché de le dire. Tu peux te faire manger tout cru si ta confiance est très basse. Il faut aussi être juste en mesure de s’exprimer et de s’amuser.» 

Un mal pour un bien 

Quand il a apposé son nom au bas du contrat que lui offraient les Whitecaps, Crépeau savait dans quoi il s’embarquait. 

La formation vancouvéroise amorçait une reconstruction complète orchestrée par l’entraîneur-chef québécois Marc Dos Santos, que le gardien de la Rive-Sud connaissait bien. 

«Ç’a été un mal pour un bien, reconnaît-il. L’équipe a eu de la difficulté, on avait beaucoup de nouveaux joueurs. On a maintenant un bon noyau de joueurs et plus de qualité dans le groupe. 

«Oui l’équipe en arrachait, mais j’étais le gars sur qui on comptait pour faire le boulot. C’est l’année où je me suis dit que j’allais éclore.» 

Record 

Pour éclore, il a éclos. Et ce, même si les Whitecaps ont terminé derniers dans l’Association de l'Ouest avec 37 points, une performance qui les a menés à l’avant-dernier rang dans la MLS. 

Malgré tout, Crépeau s’est façonné une fiche de 7-13-6 tout en récoltant cinq jeux blancs. Il a également terminé au cinquième rang parmi les gardiens de la MLS avec 114 arrêts. 

«À un certain moment dans l’année, je prenais les choses 45 minutes ou un match à la fois. Je me concentrais sur mon jeu.» 

C’est certainement ce qu’il a fait le 24 août quand il a établi un record de la MLS avec un match dans lequel il a réalisé 16 arrêts. Il n’y a pas de doute que la victoire des Earthquakes de San Jose sur les Whitecaps aurait été bien plus cinglante que le pointage final de 3 à 1. 

Bon départ 

«L’objectif ultime, c’est de poursuivre sur cette lancée et de canaliser ces efforts. Je veux continuer de peaufiner mon jeu pour que ce soit plus facile pour mes coéquipiers qui jouent devant moi.» 

Et à la lumière de ce que la saison 2020 a pu révéler, Crépeau était en voie d’accomplir exactement ce qu’il souhaitait. 

Après une défaite de 3 à 1 lors du premier match de la saison à Kansas City, les Whitecaps sont allés gâcher l’entrée en scène de Chicharito en blanchissant le Galaxy de Los Angeles en Californie. 

Maintenant, Crépeau attend de renouer avec l’action et se tient en forme. Il admet que les gardiens vont avoir besoin de temps au retour pour retrouver leurs réflexes. 

«Ça va prendre une semaine, c’est sûr et certain. Ça serait un mensonge de dire qu’on sera prêt tout de suite. Tous les gardiens doivent travailler sur les habiletés quotidiennement.»