Yanni Kaldis

Crédit : Courtoisie Université Cornell

Hockey

«Tout a débloqué lorsque j’ai quitté Montréal»

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Lorsqu’il était dans le hockey mineur, Yanni Kaldis ne jouait jamais dans les plus hauts niveaux. Il n’a pas réussi à faire sa place dans la Ligue midget AAA. C’est à ce moment qu’il a décidé de se diriger vers le hockey scolaire. Une décision qu’il n’a jamais regrettée. 

Après une saison avec l’école John-Rennie et deux autres avec les Blues du Collège Dawson dans la Ligue collégiale, Kaldis a décidé de tenter sa chance dans la British Columbia Hockey League (BCHL), un circuit junior A.   

«J’étais un petit défenseur qui n’avait jamais joué dans le AA ou dans le midget AAA, a indiqué Kaldis en entrevue avec Le Journal de Montréal. Tout a débloqué pour moi lorsque j’ai quitté Montréal en 2014 pour jouer avec les Clippers de Nanaimo.» 

«C’est alors que j’ai connu une forte progression. J’ai élevé mon jeu de plusieurs crans. J’ai connu un développement tardif.» 

Éclosion à Cornell 

L’entraîneur des Clippers a conseillé à Kaldis de prendre la direction de l’Université Cornell, notamment pour la qualité de l’éducation qui y est offerte. 

«Ce fut l’un des facteurs importants dans ma décision et ç’a rassuré mes parents, a souligné Kaldis. Sur le plan hockey, ils avaient besoin d’un défenseur offensif comme moi. Les entraîneurs m’ont témoigné leur confiance assez rapidement. Ils m’ont placé dans la bonne chaise.» 

Le Montréalais a terminé son stage dans la NCAA sur une excellente note avec une récolte de 24 points en 29 matchs cette saison. 

Cela lui a permis d’obtenir sa place sur plusieurs équipes d’étoiles, dont celle regroupant les meilleurs joueurs aux États-Unis. 

«C’est un honneur incroyable. C’est immense pour moi, mais aussi pour mon école et tous ceux qui m’ont aidé dans le hockey. C’est le "fun" d’être récompensé pour ses efforts.» 

«Pour ce qui est de mon passage à Cornell, ce fut les quatre plus belles années de ma vie. Peu de personnes peuvent dire qu’ils ont participé à des tournois éliminatoires quatre saisons de suite.» 

En quête d’un contrat 

Dans les prochaines semaines, Kaldis sera en quête de son premier contrat professionnel. 

«Je ne sais pas encore où je vais jouer, mais je vise la LNH dans deux ou trois ans, a-t-il mentionné. Pour le moment, on est en attente et il n’y a rien qui presse en raison de la pandémie.» 

«Je vise un contrat de deux ans à deux volets pour avoir une certaine stabilité au départ. Je sais qu’il y a une marche entre le calibre de la NCAA et celui de la Ligue américaine. La rapidité et la force physique des joueurs seront des facteurs avec lesquels je vais devoir m’adapter.» 

Plusieurs Québécois ont reçu des prix dans la NCAA dans les derniers jours. Zach Tsekos (joueur-étudiant de l’année ECAC), Connor McCarthy (deuxième équipe d’étoiles ECAC) et Devin Brosseau (troisième équipe d’étoiles ECAC) ont tous connu une excellente saison à Clarkson. 

Du côté de Norwich, dans la conférence Atlantique, le défenseur Gabriel Chicoine a obtenu une sélection sur la première équipe d’étoiles, alors que l’attaquant Félix Brassard a été sélectionné sur la troisième.