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Crédit : Joël Lemay / Agence QMI

Impact de Montréal

Thierry Henry renoue avec d'anciennes passions

Publié | Mis à jour

La période d’inactivité du sport professionnel ne signifie pas que l’entraîneur-chef de l’Impact de Montréal, Thierry Henry, reste assis sur ses deux mains à attendre le retour à l’action de ses troupiers.

En réalité, il a décidé de consacrer plus de temps pour lui, profitant de l’occasion pour renouer avec certaines activités autrefois oubliées.

La pandémie de coronavirus a contraint la Major League Soccer (MLS) à interrompre sa saison régulière, tandis que les joueurs, les instructeurs et les membres du personnel doivent suivre les règles de confinement des autorités locales, à l’image du reste de la population.

Pour Henry, qui dirige le Bleu-Blanc-Noir pour une première campagne en 2020, le quotidien a évidemment changé. C’est davantage le temps de redécouvrir les petits plaisirs de la vie comme jouer au Scrabble – par téléphone – et lire des bouquins comme «Legacy», de James Kerr.

«Ça n’a pas été facile au début, car j’aime le foot. Mais j’ai recommencé à cuisiner, je m’entraîne deux fois par jour en matinée. Et l’après-midi, je relaxe un peu, car en général, lorsque tu es entraîneur, tu arrives au travail à 7h et tu repars – attention, je ne me plains pas ici – vers 17h30-18h. Ainsi, tu n’as pas trop de temps pour toi, parce que tu le donnes aux autres. Donc, voilà, je prends un peu de temps pour moi», a-t-il expliqué au cours d’une entrevue vidéo diffusée par le site officiel de l’Impact pendant le week-end.

Un club plus solide

Certes, l’arrêt du calendrier est quelque peu dommage, autant pour l’Impact que son pilote. L’équipe avait récolté quatre points sur une possibilité de six à ses deux premiers duels en MLS cette saison. Sa progression était réelle en dépit d’un horaire bien garni par la participation à la Ligue des champions de la CONCACAF.

«Ce fut un gros changement pour moi. (Après Monaco), je recommençais à prendre le goût d’entraîner. Il y a eu la présaison et les matchs. L’équipe commençait à comprendre ce qu’on lui demandait; par exemple, être un peu mieux physiquement», a affirmé Henry.

«Maintenant, comment vont-ils revenir? S’entraînent-ils bien? Je pense qu’ils ont encore en tête ce qu’on faisait, enfin, j’espère. Par contre, c’est toujours mieux d’être sur le terrain pour travailler cela», a-t-il également mentionné.

Il faut rester en santé

Henry a toutefois pris le soin de rappeler que le soccer demeure secondaire à côté de la COVID-19.

«C’est un changement radical pour tout le monde: des gens ont perdu leur emploi, des petites et moyennes entreprises ne vont peut-être pas survivre. Le plus important, c’est que les gens soient bien et qu’on fasse descendre la courbe (de contamination du coronavirus).»

Malgré tout, Henry souhaite se nourrir de soccer constamment; après tout, il prend du temps pour lui.

Il le dit d’ailleurs clairement: «je suis possédé, le foot est en moi et ce sera toujours comme ça», mentionnant aussi qu’il communique avec ses adjoints pour parler souvent de soccer.