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L'autre sport inattendu qui passionne Samuel Girard

L'autre sport inattendu qui passionne Samuel Girard

Louis Jean

Publié 17 avril
Mis à jour 17 avril

C’est chez ses parents, à Roberval, que Samuel Girard vit son confinement.     

Ceux qui le connaissent ne sont aucunement surpris. Le défenseur de l’Avalanche du Colorado a une famille tissée serrée. Et pour l’athlète de 21 ans, le Lac Saint-Jean a toujours été et demeurera chez lui.      

Voici la conversation que j'ai eue avec lui...     

«Je suis fier de ma région. Je ne te mentirai pas, si je suis où je suis aujourd’hui, c'est grâce à ma famille. Mes parents, mes frères, ma sœur. J’ai toujours eu l’appui de ma famille. Quand j’avais 8-9 ans, même mes oncles venaient me voir jouer. La famille Girard-Dion a toujours été proche. L’été, on se fait des partys, on profite du temps ensemble.»     

D'ailleurs, tu as publié une vidéo de ton oncle qui a composé une chanson sur le coronavirus?     

«C’est mon oncle Gilles! Quand j’étais jeune sur le bord du feu, il chantait des chansons. Ça me rappelait des souvenirs. C’est comme ça en région. On est proche. J’aime ça revenir ici. Je ne me souviens pas de la dernière fois que je ne jouais pas en avril. J’en profite avec ma famille. Je reste terre à terre. Je n'ai pas changé, je reste encore un kid du lac. Je vit comme je vivais avant de signer mon contrat.»     

L’un des traits de caractère qui définit Girard est sa détermination. Elle s’est forgée à un jeune âge.     

«Tout le monde est compétitif chez nous. Il y en avait souvent un qui rentrait dans la maison en pleurant. La plupart du temps c’était moi parce que j’étais le plus jeune. Je me faisait brasser par mes frères Christopher et Jérémy. Je jouais pour gagner, mais quand je perdais, je revenais à la maison en pleurant!»     

Toutes ces déceptions auront porté fruit. Girard s’est établi comme l’un des joueurs d’avenir de l’Avalanche.     

Il essaie d'ailleurs de garder la forme comme il le peut en faisant des exercices qui sortent de l’ordinaire, que ce soit avec une hache ou même son propre chien. Comme on dit, tu peux sortir le gars du Lac, mais tu ne peux pas sortir le Lac du gars!     

Apprécié de ses coéquipiers     

À sa troisième saison complète dans la LNH, Girard commence de plus en plus à démontrer sa personnalité.     

«Mes premières années, j’étais plus timide, je ne disais pas un mot. Quand t’es une recrue, t’es tellement nerveux, tout est nouveau, tu ne sais pas si tu vas rester ou si tu vas retourner dans le junior. J’étais stressé. Plus tu connais les gars, plus tu t’intègres. C’était pareil dans le junior. On m’a dit: «la première année, tu ne disais pas un mot, la deuxième t'étais le plus comique!»»     

Et ce côté plus boute-en-train, on l’a notamment découvert lors du «party» d’Halloween, à Denver, lorsque l’arrière s’est déguisé en Freddie Mercury!     

L'autre passion de Girard     

Si l’amour premier du natif de Roberval demeure le hockey, il y a un autre sport qui le passionne au plus haut point. Je pourrais vous donner 50 chances de le trouver, je parie que vous n’y arriverez pas.     

«Le monde ne le sait pas, mais je suis un grand joueur de poches! Je croyais me faire tirer la pipe, mais pas de blagues, c’est vrai. Nous à Roberval, on joue beaucoup aux poches. J’ai même un jeu de poches professionnel dans mon sous-sol à Denver. Je me pratique pendant la saison.»     

Qui est le meilleur joueur de poches dans la région?     

«Dans ma famille, c’est sûr que c’est moi. Dans la région, Régis Morin, l’ami de mon père, et moi on est pas mal imbattables. Depuis qu’on joue ensemble, on n'a jamais perdu un tournoi. On prend ça au sérieux. J’ai aussi un jeu professionnel chez mes parents. Quand il pleut, on arrête de jouer parce qu’il ne faut pas que les poches prennent l’humidité.»     

Ça vient d’où cette passion?     

«Je ne sais pas vraiment. De 10 à 14 ans je jouais beaucoup aux fers à cheval. J’aimais ça. Depuis que j’ai 15 ans, je suis tombé en amour avec les poches.»     

Alors si je comprends bien, à ta retraite du hockey, tu veux devenir un joueur professionnel de poches?     

«Pourquoi pas! J’aimerais éventuellement faire des tournois partout aux États-Unis et au Québec. Sur le circuit américain, il y en a qui gagnent leur vie avec ça. Tu peux aller chercher des bourses de 100 000$ par tournoi!»     

Je n'aime pas mes chances aux poches, mais je pense que je pourrais te battre au jeu de «washers»!     

«Pas certain, je suis pas pire à ça aussi. Mon frère Christopher est vraiment bon.»     

Décidément, c’est moi qui rentrerais à la maison en pleurant!  

Samuel Girard répond aux questions des partisans -