Boxe

Un coup de pied au derrière de Jean Pascal

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Peu de temps après avoir été contraint de mettre fin à sa préparation en vue de son prochain combat, le boxeur Jean Pascal avouait candidement qu’il éprouvait un manque de motivation. Cet état d’esprit est maintenant chose du passé. 

«J’ai repris du poil de la bête, a indiqué le Québécois lors d’un entretien téléphonique. Vous excuserez mon langage, mais dans la vie, il faut parfois se donner un bon coup de pied au cul. C’est ce que j’ai fait. Je me suis donné un bon coup de pied au derrière. Je me suis activé un peu plus. Je m’entraîne régulièrement.» Voyez dans la vidéo ci-dessus son entrevue à l'émission de TVA Sports JiC, jeudi.

Le Lavallois s’entraîne de la maison, où il a son propre gymnase. Il s’y applique pratiquement tous les soirs, lui qui profite également de la pandémie de coronavirus pour prendre du repos et se lever tard. 

Avant que l’univers sportif soit mis en pause forcée, Pascal (36-6-1. 20 K.O.) devait réaliser la deuxième défense de son titre WBA des mi-lourds. Ce combat aurait été tenu à la fin du mois de mai ou au début du mois de juin aux États-Unis. 

«C’est sûr que c’est une situation frustrante, mais ce n’est pas la fin du monde, a dit l’athlète. Nous sommes dans une crise sans précédent. Je serais égoïste de m’en faire pour mon entraînement et pour mes combats.» 

Du temps de qualité avec sa fille 

Étant plutôt un éternel optimiste, Pascal préfère se concentrer sur le positif que sur son rendez-vous manqué dans le ring. Pour lui, le positif, ce sont les moments de qualité qu’il passe avec son adolescente. 

Après son retour de la Floride à la fin du mois de mars, le pugiliste a passé 14 jours en isolement volontaire et sa fille est ensuite venue le rejoindre. 

«Nous allons à l’extérieur le moins possible, seulement pour faire les courses. Nous restons à la maison, nous jouons à des jeux de société et nous écoutons Netflix», a indiqué Pascal. 

«Ma fille, ce n’est plus un bébé. Elle est capable de faire ses propres choses. Nous prenons des marches et nous discutons énormément. Ma fille fait l’école interactive. L’école lui a donné des exercices à faire sur le web. Je lui dis de prendre le temps de les faire comme il le faut.» 

Prendre le temps, c’est justement le conseil que Pascal veut donner aux Québécois et Québécoises qui sont présentement confinés à la maison. 

«Les gens ont beaucoup de temps libre, mais il faudrait qu’ils prennent ce temps-là pour essayer de s’améliorer dans leurs champs d’expertise, que ce soit au travail, dans le sport ou n’importe quoi. Il faut prendre ce moment pour essayer de se perfectionner, afin de devenir une meilleure personne, un meilleur employé ou un meilleur athlète.» 

«Je ne crois pas que c’est quelque chose que nous allons revoir de notre vivant, a poursuivi Pascal. Il faut voir ça comme une chance à prendre et avancer le plus possible.» 

Un combat à la fois 

Et en ce qui concerne sa carrière, le boxeur a toujours la même philosophie. 

«Je prends un combat à la fois. J’ai 37 ans et j’ai encore quelques années devant moi. Je veux continuer à inspirer les gens. [...] Tant et aussi longtemps que je vais avoir du gaz dans le réservoir, je vais continuer d’essayer d’inspirer les gens du mieux que je le peux.» 

En attendant de voir Pascal tenter d’inspirer de nouveau, TVA Sports présentera, vendredi, deux de ses anciens combats, soit sa première défaite contre Sergey Kovalev (14 mars 2015) et sa victoire contre Ahmed Elbiali (8 décembre 2017).