LNH

«J’avais hâte de sacrer mon camp!» -Mike Bossy

Publié | Mis à jour

L’analyste Mike Bossy, autrefois buteur-étoile des Islanders de New York, a, vous le devinerez, de nombreuses anecdotes à raconter.     

Après tout, le contraire aurait été étonnant, lui qui a quand même disputé 752 matchs dans la Ligue nationale!         

Jeudi soir, lors de l’émission «JiC», Bossy est revenu sur la Coupe Canada de 1984. Même si la formation canadienne a finalement remporté les grands honneurs, l’ancien numéro 22 des Islanders est très clair : il a détesté ce tournoi.   

D’ailleurs, plusieurs événements, tous plus aléatoires les uns que les autres, ont finalement engendré une savoureuse histoire.     

Avant d’aller plus loin, laissons cependant Mike Bossy nous mettre en contexte.     

«J’avais 27 ans à l’époque, et la moyenne d’âge de l’équipe était de 24,6 ans. Je me suis ramassé dans cette équipe qui comptait majoritairement des joueurs des Oilers.»    

Il faut savoir, avant de laisser Mike poursuivre, que les Islanders et les Oilers s’étaient affrontés en finale de la Coupe Stanley quelques mois auparavant. Edmonton avait remporté le précieux trophée en remportant la série 4-1. Rien pour que Bossy porte cette équipe dans son cœur...    

«Tout était particulier. D’abord, j’ai perdu mon joueur de centre habituel. Bryan Trottier avait décidé, cette année-là, de devenir citoyen américain. Alors il s’est aligné avec les États-Unis.     

«Ensuite de ça, le camp d’entraînement et tout ce qui entourait l’événement se passait dans l’ouest canadien. Moi, je détestais partir loin de la maison. On doit aussi se rappeler qu’à ce moment-là, je venais de disputer cinq finales de la coupe Stanley consécutives. Mes saisons étaient donc très longues et là, on devait se taper une autre Coupe Canada en 1984.     

«La troisième chose, finalement, c’est qu’en regardant les joueurs qui composaient l’équipe, je me suis rendu compte qu’il y avait huit joueurs des Oilers d’Edmonton! Tout était en place pour qu’il y ait un petit froid...»    

Le tournoi se met en branle et l’équipe canadienne, malgré un esprit d’équipe qui aurait pu être meilleur (!), atteint la demi-finale. Elle affronte alors la Russie.     

Survient alors un événement que Mike Bossy n’est pas prêt d’oublier...    

«J’ai marqué le but gagnant en prolongation. La chimie était tellement mauvaise, que tout le monde croyait que c’était Paul Coffey qui avait inscrit le but. Pourtant, l’arbitre m’avait pointé tout juste après mon but... 

«Le match se termine donc sur ce but gagnant et de retour au vestiaire, l’entraîneur Glen Sather, qui était l’instructeur-chef de l’équipe, mais aussi celui des Oilers, vient me voir. Il me demande "as-tu vraiment touché à la rondelle sur le but gagnant"? Les deux bras me sont tombés par terre, «JiC»! Il ne restait que la finale contre la Suède, mais comme on dit, j’avais hâte de sacrer mon camp!»    

Voyez le segment complet dans la vidéo ci-dessous.