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Les Expos de 1994 champions!

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Un match simulé par ordinateur observé par le quotidien Globe & Mail a permis aux Expos de Montréal de 1994 d’être sacrés meilleure formation canadienne, face aux Blue Jays de Toronto de 1993.  

Guidés par un Pedro Martinez solide, puis des claques de Marquis Grissom et Cliff Floyd en première manche, les Montréalais l’ont emporté 5-1 au Stade olympique pour gagner la série en six matchs.  

Ci-dessus, l'analyste Rodger Brulotte commente ce triomphe dans la vidéo.   

«Ça fait longtemps qu’on le sait qu’ils sont bons sur papier, mais là, avec les ordinateurs, ils sont encore meilleurs!», a commenté Rodger Brulotte à «Salut Bonjour», mercredi, sur le réseau TVA.  

Pour le chevronné analyste de baseball à TVA Sports, l’exercice présente toutefois quelques inexactitudes si on se fie à l’effectif de l’époque.  

«Je ne pense pas qu’ils auraient gagné de cette façon, note-t-il. Quand tu regardes l’attaque avec Marquis Grissom, Moises Alou et Larry Walker, les Expos étaient forts sur le plan offensif. Du côté des partants aussi.   

«Mais ils auraient gagné avec la relève.»  

Une confiance inébranlable  

Le droitier Martinez a dominé l’adversaire à lui seul, n’allouant qu’un point et trois coups sûrs tout en passant neuf frappeurs dans la mitaine.   

«Je ne vois pas Pedro Martinez lancer un match complet en 1994. C’était la relève la force des Expos à cette époque», rappelle celui qui analysait les matchs à l'époque.  

Les Jays de 1993, champions de la Série mondiale, avaient une masse salariale de plus de 45 millions $. Les Expos, eux, se construisaient un club sans faille.  

«Nos Z’Amours» avaient remporté 74 des 114 duels dans un calendrier raccourci par une grève. La troupe de Felipe Alou avait remporté 20 de ses 23 derniers matchs. Le secret de sa réussite : la confiance inébranlable de la troupe.  

«La crainte de ne pas perdre, dit Rodger Brulotte. C’est comme quand tu joues au golf et que tu veux réussir un roulé. Si t’es craintif, oublie ça.  

«Les Expos de 1994 formaient une équipe confiante. Ils n’avaient pas peur de se moquer de l’adversaire. S’ils subissaient une défaite, ils étaient prêts à rebondir le lendemain. C’était ça leur force en 1994.»  

Crédit photo : PIERRE-YVON PELLETIER / LES ARCHIVES / LE JOURNAL DE MONTREAL

«Vitesse et puissance»  

Les Blue Jays venaient de gagner la Série mondiale deux ans de suite, en 1992 et en 1993. Mais leur formation comportait des faiblesses.  

«Ils avaient des releveurs qui laissaient à désirer, mais ils avaient une attaque incroyable. Lorsqu’on regarde les Blue Jays de 1992 et 1993, ils ont gagné avec la défensive et les coups de circuit. Pas les lanceurs partants, qui n’étaient pas dominants en cinquième ou sixième manche.  

«Les Expos de 1994, c’était l’inverse. Ils avaient la vitesse et de la puissance. Surtout une relève impeccable. (Mel) Rojas , (John) Wetteland ou (Tim) Scott en fin de match, c’était dur à battre.»  

Difficile de croire que la concession pliait bagage 10 ans plus tard. Et pour ce qui est de la victoire simulée face aux Jays, Rodger Brulotte l’imagine comme suit :  

«Walker au bâton fin de la neuvième... BONSOIR elle est PARTIE! Quelle victoire! Quelllll frappeur!»  

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