SPO-Conf de presse des Grands Prix cyclistes

Crédit : Photo Agence QMI, Mario Beauregard

Cyclisme

COVID-19 : les Grands Prix cyclistes en danger

Publié | Mis à jour

La présentation des Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal (GPCQM) est plus incertaine que jamais à la suite du report de deux mois du Tour de France qui aura lieu du 29 août au 20 septembre.

Heureux que le Tour ait été déplacé au calendrier pour «la survie du cyclisme», le président des Grands Prix, Serge Arsenault, ne se met toutefois pas la tête dans le sable, puisque les deux épreuves du circuit World Tour sont prévues pendant cette période, les 11 et 13 septembre.

«La fenêtre est presque entièrement fermée», a concédé l’organisateur joint par «Le Journal», mercredi. L’UCI s’est donné jusqu’au 15 mai pour annoncer son nouveau calendrier.

Une tonne de facteurs

L’absence des meilleurs cyclistes et les retombées médiatiques moindres à l’échelle mondiale sont les principaux éléments considérés par Arsenault et son équipe.

Il y a aussi tout l’aspect lié aux mesures sanitaires de la Santé publique avec l’interdiction des événements sportifs jusqu’au 31 août et la fermeture des frontières qui pourrait être repoussée au-delà du 30 juin.

«Qu’est-ce qui nous dit que la pandémie ne ralentira pas aussi vite que prévu et que les rassemblements ne seront pas interdits jusqu’à la fin septembre? Au Québec, on est là pour longtemps, donc je ne peux pas mettre en péril l’avenir de plusieurs décennies des Grands Prix», a expliqué le président dont l’événement a célébré les 10 ans en septembre dernier.

Si le président de l’UCI, David Lappartient, a exprimé son désir que les Grands Prix se tiennent coûte que coûte en conversation téléphonique avec Arsenault, ce dernier juge irréaliste que les courses soient déplacées en octobre en raison de la météo. Il a aussi rejeté du revers de la main l’idée que les épreuves se tiennent sans spectateurs.

Décision éclairée

Avant de statuer sur le sort de l’événement, l’organisateur discutera avec ses différents partenaires des secteurs public et privé.

«Il faut garder en tête qu’il est possible qu’en décembre, on se parle, et qu’il n’y ait eu aucun événement cycliste. Même si j’ai 10 % de chances que ça se passe, je n’ai pas le droit d’abandonner. Cela dit, je préfère m’amputer d’un doigt que passer à la guillotine», a-t-il imagé en guise de conclusion.