Crédit : Photo d'archives, Martin Chevalier

Baseball - MLB

Tim Raines prêt à tout pour Montréal

Benoît Rioux

Publié | Mis à jour

En confinement à son domicile de Goodyear, en Arizona, Tim Raines ne s’est pas fait prier pour se joindre à de nombreux anciens Expos afin d’interpréter une partie de la chanson «Take Me Out to the Ball Game». 

«À chaque fois que je peux aider en faisant quelque chose pouvant permettre qu’une équipe soit de retour à Montréal un jour, je suis là à 100%», a-t-il indiqué lors d’une entrevue téléphonique.   

Cette fois, l’organisme Expos Fest a rassemblé plusieurs anciens membres du club montréalais pour une amusante vidéo mise en ligne, ce mardi 14 avril, sur les réseaux sociaux. Question de provoquer l’arrivée du printemps et de faire plaisir aux nostalgiques des Expos en cette période de pandémie de coronavirus.  

«C’est la première fois que je fais ça et je ne suis pas certain de le refaire, a blagué Raines. Je suis probablement le pire chanteur de l’histoire.»  

Plus sérieusement, Raines répète à quel point il est important pour lui de redonner à Montréal, à chaque fois qu’il en a l’occasion.  

«Montréal est ma deuxième maison, je n’avais que 19 ans quand je suis arrivé là-bas, a rappelé celui qui a disputé ses premiers matchs dans l’uniforme des Expos en 1979. J’ai vraiment aimé joué là. Les partisans des Expos m’ont toujours bien traité. Je leur en donnais sur le terrain, mais ils me le rendaient bien en me témoignant de leur amour.»

Une pensée pour son père  

Sur le plan professionnel, Raines occupe toujours un rôle de conseiller dans l’organisation des Blue Jays de Toronto. S’il trouve difficile que le baseball majeur soit présentement plongé dans l’incertitude, l’homme de 60 ans est davantage tourmenté par sa vie personnelle pendant cette crise reliée à la COVID-19.  

Après avoir vécu le décès de sa mère Florence, en décembre dernier, il s’inquiète un peu pour son père Ned, un homme de 83 ans établi en Floride.  

«Je prie pour le mieux pour tout le monde, a affirmé Raines. Il n’y a aucune certitude présentement autour de cette maladie et il n’y a pas assez de tests de dépistage effectués. Ça va prendre un long moment avant que la situation soit sous contrôle.»  

À la maison, en Arizona, Raines passe du temps en famille, notamment avec ses jumelles Ava et Amelie, qui auront 10 ans en septembre prochain.  

«On fait l’école à la maison, mais je ne peux pas dire que je suis le meilleur professeur, a-t-il statué, en riant. Elles sont beaucoup mieux de suivre les conseils de leur ordinateur.»  

Avec Dawson, Walker et «Vlad»  

Au moment de la récréation, Raines participe avec joie aux activités lorsqu’il n’est pas invité à chanter avec les anciens Expos.  

«Tous les anciens ont été faciles à convaincre, a noté l’instigateur du projet Perry Giannias, ce vaillant Québécois qui est à la tête d’Expos Fest. On parle de quelques miracles avec les Andre Dawson, Larry Walker et Vladimir Guerrero qui ont tous accepté de chanter.»  

Au total, une vingtaine d’anciens ont pris part à la vidéo, dont les Québécois Derek Aucoin, Denis Boucher et Claude Raymond, de même que l’homme d’affaires Stephen Bronfman. Et c’est l’animateur Rodger Brulotte qui, avec sa fougue habituelle, se charge de l’introduction.  

«Vlad a accepté tout de suite, a fait remarquer Giannias. Ceux qui le jugent encore parce qu’il est entré au Temple de la renommée avec une casquette des Angels n’ont aucune idée à quel point Vlad aime Montréal.»  

Comme Raines, Guerrero est donc sorti de sa zone de confort pour chanter un peu. En ces temps difficiles, force est d’admettre que ça redonne le sourire.